L’appel du FMI qui risque de semer la zizanie en Tunisie

Voilà ce qui risque d’attiser les tensions sociales en Tunisie : le Fonds Monétaire International (FMI) a appelé, samedi 10 février 2018, les pays arabes à baisser les salaires dans le secteur public, et ce dans l’objectif de maîtriser les dépenses de l’État, de réaliser de la croissance et de créer des emplois.
« Les pays arabes doivent prendre plus de mesures afin d’outrepasser leurs problèmes économiques et sociaux », a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d’un forum organisé à Dubaï sur la finance dans les pays arabes. La directrice générale a insisté sur la nécessité de baisser les dépenses de l’État, notamment à travers la baisse des subventions et des salaires des fonctionnaires. « Il n’y a aucune nécessité à continuer à subventionner l’énergie. C’est très coûteux », a-t-elle encore suggéré.
En Tunisie, il reste « beaucoup à faire », d’après Christine Lagarde qui s’est exprimée, rappelons-le, lors de la grande conférence sur le développement régional dans le monde arabe à Marrakech, le 30 janvier dernier. Les appels de la directrice générale ne laisseront sans doute pas l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) indifférente, elle qui s’accroche bec et ongles à la hausse des salaires du secteur public et à la sauvegarde des acquis sociaux à l’instar de la subvention.
Le gouvernement, pour sa part, risque d’être pris entre deux feux : celui de l’UGTT et celui du FMI. Ses choix seront déterminants.

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