Le secteur automobile accélère sa modernisation avec près de 2 mille embauches

Le secteur automobile tunisien confirme son rôle de pilier économique et de principal créateur d’emplois. Dans cette optique, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a conclu un accord stratégique avec l’Association Tunisienne de l’Automobile (TAA), marquant une étape décisive dans l’adaptation du secteur aux technologies émergentes, notamment à travers l’introduction de formations spécialisées dans les motorisations hybrides et électriques.
Plus de 1 700 postes à pourvoir
Parallèlement à la signature d’une convention-cadre avec la TAA et de six accords spécifiques conclus entre les principaux industriels du secteur et l’ANETI, les autorités ont validé le recrutement de plus de 1 700 chercheurs d’emploi d’ici la fin de l’année 2026. Le secteur, qui fait vivre près de 120 000 salariés, s’est fixé des objectifs de création d’emplois ambitieux, avec un cap de 60 000 nouveaux postes à l’horizon 2030, porté par l’arrivée d’investissements et l’agrandissement des unités de production existantes. L‘action gouvernementale ne se limite pas aux seuls chiffres d’embauche. Il est également question de la durabilité des emplois actuels est tout aussi cruciale, grâce à une politique volontariste de perfectionnement des compétences et de reconversion, indispensable pour répondre aux évolutions technologiques internationales. L’importance d’associer étroitement le secteur privé au dispositif éducatif pour atteindre cet objectif est, par ailleurs, mise en évidence. La formation en alternance est présentée comme le mécanisme central de cette démarche, permettant aux jeunes d’apprendre au sein même des usines et d’acquérir les savoir-faire techniques précisément recherchés par les employeurs.
Un tournant vers l’électrique dès la rentrée
La principale innovation issue de cette rencontre est l’adaptation de l’offre de formation aux enjeux de la transition énergétique. Riadh Chaoued a officialisé le lancement d’un nouveau parcours de formation, exclusivement consacré à la mécanique et à l’électricité des véhicules électriques et hybrides, qui débutera dès septembre. Selon ses explications rapportées par La Presse, cette filière « d’excellence » sera proposée tant au niveau du Brevet de Technicien Professionnel (BTP) qu’à celui du Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Cette initiative démontre la réactivité du système de formation professionnelle face aux besoins changeants des constructeurs internationaux et de leurs sous-traitants installés en Tunisie, tout en offrant de réelles perspectives d’emploi aux jeunes diplômés.

Ainsi, le ministre a tenu à rassurer en précisant que la stratégie de son département ne se concentre pas uniquement sur la création d’emplois, mais qu’elle s’attache également à sauvegarder les postes existants en investissant dans le développement des compétences des travailleurs et dans leur reconversion, afin de faire face aux transformations rapides du marché du travail.

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