Les correspondants de la presse internationale en Tunisie ont réclamé, ce mardi, lors d’une réunion tenue au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), une intervention urgente de la présidence du gouvernement afin de régulariser la situation de leurs autorisations de travail, gelées depuis plus de deux mois.
Réunis en présence des membres du bureau exécutif du SNJT, les journalistes ont dénoncé les entraves et pressions répétées qui compliquent l’exercice de leurs missions, allant jusqu’à l’acheminement de certains d’entre eux vers des postes de police au motif de l’absence de ces autorisations officielles. Une situation qui, selon eux, les met en danger de chômage forcé et freine leur travail quotidien.
À l’issue de la rencontre, plusieurs revendications ont été adressées à la présidence du gouvernement, parmi lesquelles :
la prise de responsabilité dans le règlement du dossier des autorisations de travail ;
la levée immédiate des entraves et pressions exercées sur les correspondants ;
la garantie de conditions de travail légales, transparentes et sûres ;
le respect des textes tunisiens et des conventions internationales relatives à la liberté de la presse et aux droits humains.
Le président du SNJT a réaffirmé, pour sa part, l’attachement du syndicat à défendre le droit des journalistes à travailler dans un environnement sûr et à obtenir les autorisations légales nécessaires à l’exercice de leur profession.