Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 29 avril 2026 leur départ de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Par ailleurs, ils se retirent également de l’OPEP+, la formule élargie qui inclut dix autres nations productrices dont la Russie. Ce retrait prend effet au 1er mai 2026. Paradoxalement, cette décision n’a, jusqu’à présent, eu aucun impact considérable sur les marchés pétroliers.
Les Émirats arabes unis avaient rejoint l’OPEP en 1967. En claquant la porte, ils deviennent ainsi le cinquième pays à quitter définitivement l’organisation. À cela s’ajoute que le Qatar était parti en 2019 et l’Angola en 2024. D’après l’agence de presse émiratie Wam, ce réalignement stratégique est lié à la guerre en Iran. En sus, les autorités émiraties affirment que cette décision n’a rien à voir avec leurs homologues saoudiens au sein du groupe. Pourtant, des tensions croissantes opposent Abou Dhabi à Riyad depuis plusieurs années.
D’autre part, l’agence Wam précise que ce retrait permettra aux Émirats arabes unis de répondre à l’évolution de la demande mondiale. Qui plus est, le pays augmentera progressivement sa production dans les mois à venir. Cette décision peut sembler brutale, mais elle se préparait en réalité depuis des années. Abou Dhabi nourrissait en effet une frustration ancienne à l’égard des quotas imposés par le cartel.
Par conséquent, les marchés ne réagissent pas de manière immédiate. En revanche, sur le plan diplomatique, ce départ affaiblit l’influence de l’OPEP qui perd l’un de ses membres historiques. Le contexte géopolitique reste par ailleurs tendu avec la guerre en Iran. Les Émirats arabes unis misent désormais sur leur capacité à augmenter leur propre production sans être contraints par les négociations collectives. Les effets réels de cette défection pourraient toutefois se manifester sur le long terme.
MBY