Les investissements étrangers ayant afflué vers la Tunisie au cours du premier trimestre 2026 ont atteint 838,6 millions de dinars, contre 707,3 millions de dinars à la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 18,6 %, selon des données obtenues par l’Agence Tunis Afrique Presse auprès de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur.
Les statistiques montrent que ces investissements ont connu un bond qualitatif par rapport aux trois dernières années, avec une hausse de 74,1 % par rapport à 2024 et d’environ 22,7 % par rapport à 2023, ce qui reflète une tendance ascendante dans l’attraction des investissements étrangers.
Pour l’ensemble de l’année, la Tunisie compte attirer des investissements étrangers d’une valeur de 4 000 millions de dinars, contre 3 500 millions de dinars réalisés en 2025.
Ces investissements étrangers se répartissent entre les investissements de portefeuille financier (investissements en Bourse), qui ont atteint 14,2 millions de dinars, enregistrant une hausse notable par rapport aux 3,6 millions de dinars de mars 2025, et les investissements étrangers directs, qui ont accaparé la part du lion avec 824,4 millions de dinars contre 703,7 millions à la même période de l’année dernière.
Les investissements étrangers directs ont enregistré une progression de 17,2 % par rapport à 2025 et une hausse significative de 71,3 % par rapport à 2024.
Selon les mêmes données, les industries manufacturières continuent de dominer les secteurs attractifs pour l’investissement, captant 68,5 % du total des investissements étrangers directs, soit une valeur estimée à 564,4 millions de dinars contre 449,4 millions de dinars enregistrés à la fin du mois de mars de l’année écoulée, réalisant ainsi une croissance de 25,6 %.
Au cours du premier trimestre de cette année, le secteur de l’énergie a réussi à attirer 182 millions de dinars d’investissements étrangers directs (une croissance de 40 % par rapport à 2025).
En revanche, les secteurs des services et de l’agriculture ont enregistré un recul dans l’attraction des investissements étrangers directs. Le secteur des services a attiré 70,3 millions de dinars contre 111,8 millions, tandis que le secteur agricole n’a attiré que 7,7 millions de dinars au premier trimestre 2026, contre 12,5 millions à la fin du mois de mars 2025.
Il convient de noter que la répartition structurelle des investissements étrangers en Tunisie se décompose comme suit : 68 % dans l’industrie, 22,1 % dans l’énergie, suivis du secteur des services avec 8,5 %, puis du secteur agricole avec une faible part ne dépassant pas 0,9 %.
Les flux d’investissements directs en devises étrangères se sont améliorés pour atteindre environ 244,7 millions d’euros et environ 263,7 millions de dollars américains, ce qui confirme le rétablissement de l’attractivité du site tunisien pour l’investissement dans divers domaines stratégiques, notamment industriels.
Il convient de rappeler, selon les communiqués de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, que de nombreuses délégations étrangères représentant plusieurs sociétés et groupes économiques ont exprimé lors de leurs visites en Tunisie leur souhait d’y implanter des unités de production, tandis que certaines entreprises ont fait part de leur intention de choisir la Tunisie pour réaliser leurs projets.
L’Agence, sous la supervision du ministère de l’Économie et de la Planification, organise les 25 et 26 juin prochains la 22e édition du Forum de l’investissement en Tunisie.
Cet événement, qui se tient tous les deux ans, constitue un rendez-vous promotionnel sur lequel la Tunisie mise pour faire connaître son climat des affaires et présenter l’ensemble des réformes économiques qu’elle a réalisées et qu’elle entend mettre en œuvre dans la période à venir, notamment le travail du gouvernement avec diverses organisations nationales et professionnelles pour l’élaboration d’un nouveau projet de code d’investissement adapté aux transformations mondiales.
Selon l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, cette édition devrait enregistrer une participation record d’environ 1 000 décideurs et acteurs économiques, ainsi que des représentants des grandes entreprises internationales, des fonds d’investissement et des partenaires financiers des quatre coins du monde.