Les prix à la consommation augmentent de 5 % en février

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Selon les chiffres publiés ce jeudi par l’Institut National de la Statistique (INS), le taux d’inflation à la consommation familiale a atteint 5 % en février 2026, contre 4,8 % le mois précédent. Cette progression s’explique principalement par une accélération du rythme de hausse des prix alimentaires, même si cette tendance a été en partie compensée par un ralentissement dans le secteur de l’habillement.

En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7,6 %. Plusieurs catégories de produits affichent des hausses particulièrement marquées. Les fruits ont ainsi grimpé de 17,7 %, tandis que la viande ovine a progressé de 16,3 %. Par ailleurs, le poisson frais a augmenté de 14 % et la volaille de 12,8 %. Ces augmentations pèsent lourdement sur le budget des familles, d’autant que ces produits constituent des achats courants et difficilement compressibles.
En revanche, tous les segments ne suivent pas cette tendance haussière. Les huiles alimentaires ont en effet enregistré une baisse significative de 10,3 % sur un an, offrant un répit relatif aux consommateurs sur ce poste de dépense spécifique.
Les produits manufacturés n’échappent pas à la tendance inflationniste, avec une progression de 4,6 % sur un an. Cette augmentation est portée par deux segments principaux : l’habillement et les chaussures d’une part (+8,9 %), et les produits d’entretien d’autre part (+4,8 %). Qui plus est, les vêtements représentent un poste de dépense incontournable pour les familles, notamment celles avec des enfants en âge de croissance.
Du côté des services, la hausse atteint 3,8 % en rythme annuel. Cette évolution est principalement due à l’augmentation des tarifs hôteliers, qui bondissent de 11,3 %. Par conséquent, même si ce secteur concerne davantage les déplacements et les loisirs, il contribue à l’érosion générale du pouvoir d’achat.
L’écart entre produits libres et produits encadrés reste particulièrement marqué. Les premiers voient leurs prix augmenter de 6,1 %, quand les seconds ne progressent que de 0,8 %. Dans le détail, les produits alimentaires libres enregistrent une hausse de 7,6 %, alors que leurs équivalents encadrés ne grimpent que de 0,2 %. Cette divergence illustre l’impact du maintien du contrôle sur certains prix, même si le panier de la ménagère reste majoritairement composé de produits soumis aux fluctuations du marché.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, a pour sa part légèrement reculé pour s’établir à 4,6 % en février, contre 4,9 % le mois précédent. Ce recul, bien que limité, témoigne d’une relative stabilisation des pressions inflationnistes sur le cœur de l’économie.

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