Les cours du pétrole ont enregistré une baisse ce mercredi 1er juillet 2026, dans un contexte marqué par l’avancée des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Cette évolution a contribué à atténuer les inquiétudes relatives aux approvisionnements, après que le président américain Donald Trump a qualifié de positives les rencontres bilatérales tenues au Qatar. En conséquence, le baril de Brent a perdu 1,60 dollar, soit une baisse de 2,19 %, pour s’établir à 71,35 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 1,21 dollar, soit 1,74 %, à 68,28 dollars. Les deux références ont ainsi atteint leurs plus bas niveaux depuis plus de quatre mois.
D’après Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, les pourparlers en cours au Qatar sont perçus favorablement par les opérateurs, ce qui a permis une poursuite de la baisse des prix, avec un risque de nouvelles baisses à venir. Par ailleurs, un sondage réalisé hier par Reuters indique que les analystes ont revu à la baisse leurs anticipations pour 2026, une première depuis le début du conflit avec l’Iran, après cinq hausses mensuelles consécutives.
Cette correction s’explique par l’apaisement des craintes liées à d’éventuelles interruptions prolongées des approvisionnements, à la suite de la réouverture du détroit d’Ormuz.
Il convient de rappeler que le Brent avait chuté d’environ 45 dollars au deuxième trimestre, enregistrant sa plus forte perte trimestrielle depuis la crise financière de 2008, tandis que le WTI avait connu une baisse d’environ 31 dollars, sa plus mauvaise performance trimestrielle depuis 2020, année marquée par l’effondrement de la demande lié à la pandémie de Covid-19. Ces reculs font suite aux progrès accomplis vers une résolution du conflit au Moyen-Orient, qui ont effacé une partie des gains accumulés pendant les hostilités. Le transit des pétroliers dans le détroit d’Ormuz a commencé à se rétablir, le vice-président américain J.D. Vance ayant indiqué que les flux avaient retrouvé leur niveau d’avant-guerre, sans toutefois fournir de chiffres précis. Enfin, trois sources ont rapporté que l’alliance Opep+ devrait probablement convenir d’une nouvelle augmentation des objectifs de production lors de sa réunion prévue dimanche, comme le rapporte l’agence Reuters.