Les USA décident de contrôler la navigation au détroit d’Ormuz

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L’annonce par le président américain Donald Trump de préparatifs visant à exercer un contrôle sur le mouvement maritime dans le détroit d’Ormuz a engendré, dés ce matin une hausse de 7% du prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Ainsi, le pris du baril a dépassé le seuil des 100 dollars pour atteindre les 102.21 dollars le baril.

Les USA visent ainsi à limiter le flux des exportations pétrolières iraniennes, après l’échec constaté au niveau des négociations pour mettre un terme à la guerre. Il est à rappeler qu’une trêve de deux semaines a été annoncées la semaine dernière pour ouvrir une porte devant une solution pacifique du conflit.

Sur la base de cette décision, les forces armées américaines, selon un communiqué du Commandement Central des Forces Armées américaines publié sur la plateforme X, commenceront dés aujourd’hui à partir de 10 h GMT à exercer un contrôle sur le mouvement des bateaux qui entrent aux ports iraniens ou qui en sortent, et ce, le long des côtes du golf persique ou du golf d’Oman, et indépendamment de la nationalité du pavillon. Le même communiqué indique que les forces américaines n’entraveront pas la liberté de navigation pour les bateaux qui entrent ou sortent des ports non iraniens sur le golf.

A priori, et sur un plan purement économique, l’Iran, et malgré les pertes subies en termes d’infrastructures militaires et civiles, semblent tenir encore un atout de taille qu’elle fait valoir avec efficacité. C’est sa capacité à continuer à exporter son pétrole et à exercer un contrôle sur le trafic maritime au détroit d’Ormuz. La manœuvre envisagée par les USA, s’apparente ainsi à un constat d’échec au niveau du choix de faire fléchir l’Iran par la force armée. Non pas parce que l’Iran est plus puissant que les Etats Unis et son allié israélien, mais parce qu’elle a pu utiliser les atouts dont elle dispose à bon escient.

C’est ce qui explique en grande partie ce changement de tactique. Au lieu de chercher à affaiblir l’Iran par une guerre militaire dont l’issue reste encore imprévisible, il faudrait le faire par d’autres moyens, en utilisant essentiellement l’arme économique. Avec un flux d’exportations pétrolières atteignant 2 millions de barils par jours, l’Iran semble toujours capable de tenir le coup, en exerçant une forte pression sur les alliés même des USA, les obligeant à tenir une position de neutralité vis-à-vis de conflit, et en garantissant des ressources financières lui permettant de se reconstruire sur le plan économique et militaire.

Ce changement de tactique rend l’accord de cesser le feu, conclu la semaine dernière, déjà fragile depuis son début, caduc. d’autre part, nous ne savons pas encore qu’elle serait la réaction iranienne vis-à-vis de cette mesure asphyxiante.

Krimi Abderrazek

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