L’Espagne est championne du monde 2026. La Roja a dominé l’Argentine 1 à 0, au terme d’une finale à suspense disputée ce dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, dans la banlieue de New York, en présence du président américain Donald Trump, de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et du premier ministre canadien Mark Carney, coorganisateurs de ce Mondial disputé sur trois pays.
La rencontre avait valeur de symbole, opposant deux générations du football mondial : d’un côté, Lionel Messi, 39 ans, disputant peut-être son dernier match de Coupe du monde ; de l’autre, le jeune prodige espagnol Lamine Yamal, 19 ans, en quête d’un premier sacre planétaire.
Longtemps équilibrée, la partie a basculé lors de la prolongation. À la 106e minute, Nico Williams a remis de la tête un centre venu de loin, parfaitement dans la course de Ferran Torres, qui a conclu d’une reprise fulgurante pour délivrer l’Espagne. L’explosion de joie dans le camp espagnol a contrasté avec l’abattement visible du côté argentin.
Le scénario s’est encore compliqué pour l’Albiceleste en fin de match, réduite à dix après l’expulsion d’Enzo Fernandez, sanctionné d’un carton rouge pour une faute sur le défenseur espagnol Pau Cubarsi, alors que les deux équipes se livraient à un festival offensif dans les dernières minutes.
Cette victoire couronne un parcours étonnant de l’Argentine, tenante du titre, coutumière du fait durant tout ce Mondial : les hommes de Lionel Scaloni ont inscrit neuf de leurs onze buts en phase à élimination directe après la 79e minute, se défaisant tour à tour du Cap-Vert, de l’Égypte, de la Suisse puis de l’Angleterre sur des scénarios similaires, avant de buter, cette fois, sur une Espagne solide jusqu’au bout.
Organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, cette 23e édition de la Coupe du monde, la première à réunir 48 sélections, s’achève ainsi sur le sacre espagnol, après 39 jours de compétition et 104 matchs disputés à travers les trois pays hôtes.
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