Libye : la ministre de la Culture empêchée d’accéder à son bureau (Vidéo)

Your browser does not support the audio element.

La ministre libyenne de la Culture et du Développement des connaissances du Gouvernement d’unité nationale (GUN), Mabrouka Tougi Othman, a été empêchée, ce mardi 4 mars 2026 au matin, d’accéder au siège de son ministère à Tripoli par une force de sécurité mandatée par le chef du gouvernement, Abdul Hamid Dbeibeh.

Une interdiction d’accès par une force sécuritaire

Selon des sources concordantes, une unité sécuritaire a procédé à la fermeture de la porte principale du ministère, bloquant l’entrée de la ministre et l’empêchant d’exercer ses fonctions. L’intervention aurait été effectuée sur instruction directe du Premier ministre, dans un contexte de remaniement ministériel récemment annoncé au sein du Gouvernement d’unité nationale.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent la ministre refoulée à l’entrée du bâtiment, tandis que les agents déployés sur place maintenaient le périmètre fermé.

Un différend lié au remaniement gouvernemental

L’incident intervient à la suite de la désignation d’un nouveau responsable à la tête du département de la Culture, dans le cadre d’un ajustement ministériel décidé par l’exécutif. Mabrouka Tougi Othman a publiquement rejeté cette décision, affirmant qu’elle continuerait à exercer ses fonctions tant qu’une procédure légale conforme ne serait pas engagée.

Dans une déclaration antérieure, elle a estimé que « tout mandat en dehors des procédures prévues par le mécanisme de remaniement constitue une atteinte à la légitimité » et risque de créer « une dualité administrative et financière au sein du ministère ». Elle a également insisté sur le fait que « toute modification de la structure du pouvoir exécutif doit s’inscrire dans le respect des références constitutionnelles et de l’accord politique ».

Refus de céder le poste sans base légale

La ministre sortante a affirmé qu’elle ne remettrait ni ses prérogatives ni ses responsabilités « en l’absence d’un acte juridique valide émanant des autorités compétentes ». Elle a par ailleurs appelé les employées du ministère à organiser un sit-in pour exprimer leur opposition à la décision d’éviction.

Dans ses déclarations, elle a rappelé avoir entamé son mandat « avec des ressources financières quasi inexistantes », tout en assurant avoir œuvré à maintenir la continuité du service public culturel.

Related posts

Béja : Un incendie ravage 4 hectares de blé 

Un pôle de chirurgie cardiaque bientôt à Kasserine

Le chef de la diplomatie des États-Unis rejette le plan de Netanyahu