Téhéran ne compte pas se rendre à Islamabad pour de nouvelles négociations avec les États-Unis. Pourtant, le cessez-le-feu temporaire conclu le 8 avril prendra fin dans deux jours.
Le Pakistan, qui s’est imposé comme pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, se prépare à accueillir une possible deuxième phase de négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran ce lundi 20 avril. Donald Trump avait annoncé ce dimanche l’envoi d’une délégation américaine dans la capitale pakistanaise, menée par JD Vance. De son côté, l’Iran n’a pas encore pris de décision concernant sa participation aux pourparlers.
La télévision d’État iranienne (IRIB) a affirmé dimanche que Téhéran n’avait « actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-États-Unis », et l’agence de presse officielle IRNA a indiqué qu’il n’existe « aucune perspective claire de négociations fructueuses ».
Le blocus naval maintenu par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz, même en temps de cessez-le-feu, empêcherait Téhéran de s’engager dans des négociations, selon plusieurs observateurs. Plusieurs médias iraniens, dont Tasnim, estiment que la levée de ce blocus constitue une condition préalable indispensable. Le président du Parlement iranien et chef de l’équipe de négociation, Mohammad Bagher Ghalibaf, a quant à lui évoqué de « nombreuses divergences ».
Donald Trump a déclaré proposer à l’Iran un « deal raisonnable », comme il l’a affirmé sur sa plateforme Truth Social. Il a ajouté qu’en cas de refus, les États-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran.
Une délégation avait déjà été envoyée à Islamabad le 11 avril pour des discussions qui s’étaient conclues par un échec. La partie américaine affirmait notamment ne pas avoir obtenu de garanties sur le renoncement à long terme de Téhéran à l’arme nucléaire, tandis que l’Iran estimait qu’il était prévisible que cette première session ne débouche pas sur un accord.