L’examen du budget de l’État pour 2026 a conduit au rejet de plusieurs propositions sociales lors des séances parlementaires. Les discussions ont également été marquées par des échanges entre le gouvernement et des députés sur les limites de la loi de finances.
La proposition visant à porter le plafond du programme « Premier logement » à 300 000 dinars, soit environ 90 000 euros, a été rejetée. Le vote a enregistré 60 voix contre, 39 voix pour et 19 abstentions sur un total de 118 votes exprimés. Une autre initiative, celle de créer un prêt sans intérêt pour le mariage des jeunes, a également été écartée. Ce prêt, pouvant atteindre 30 000 dinars, a recueilli 87 voix contre, 26 voix pour et 6 abstentions sur 119 votes. Par ailleurs, l’article introduisant un impôt sur la fortune a été retiré du projet de loi.
En ouverture de séance, le ministre des Finances, Meshkat Salameh Khaldi, a commenté certaines propositions parlementaires. Il a souligné que beaucoup d’entre elles, bien que parfois pertinentes, ne relevaient pas du champ de la loi de finances. Il a expliqué que des articles mal formulés ou hors sujet compliquaient leur application. Le ministre a ensuite insisté sur la nécessité d’une collaboration entre les institutions, affirmant que le gouvernement et le Parlement formaient un bloc uni dont l’objectif était une loi applicable. Il a assuré que l’exécutif agissait pour le citoyen tout en respectant les contraintes budgétaires. Toujours est-il que ces propos ont suscité des critiques de la part de certains députés.
Les travaux se poursuivent au Palais du Bardo sur les autres dispositions du budget. Plusieurs budgets ministériels ont déjà été adoptés. Le budget de la Présidence de la République a été approuvé avec 95 voix pour. Celui de l’Assemblée des Représentants du Peuple a obtenu 94 voix pour. Les budgets des ministères de l’Intérieur et de la Défense nationale ont été votés avec respectivement 93 et 91 voix favorables. Le ministère des Finances voit son propre budget fixé à 1 477 millions de dinars pour 2026, ce qui représente une augmentation de 6% par rapport à l’année précédente. La date limite fixée par la Constitution pour l’adoption définitive de la loi de finances reste le 15 décembre 2025.