Sept pays de l’alliance Opep+ se sont réunis dimanche 3 mai par visioconférence. Il s’agit de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït et d’Oman. Ces sept membres ont décidé d’augmenter leur production pétrolière collective pour le mois de juin. Le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a participé aux discussions. Par ailleurs, le ministère algérien des Hydrocarbures et l’Opep ont confirmé les chiffres. Cette hausse atteindra 188.000 barils supplémentaires par jour. En ce qui concerne l’Algérie, l’augmentation sera de 6.000 barils par jour. Par conséquent, la production algérienne atteindra 989.000 barils quotidiens au mois de juin.
Les responsables ont réaffirmé leur volonté d’agir de manière coordonnée. Ils estiment que le contexte économique mondial s’oriente vers une stabilisation progressive. À cela s’ajoutent des indicateurs de reprise jugés encourageants. La demande pétrolière devrait se renforcer dans les semaines à venir. D’autre part, plusieurs fragilités persistent. Les Émirats arabes unis ont récemment quitté l’alliance. Le communiqué publié par l’Opep ne mentionne pas ce départ. Selon un analyste de Rystad Energy cité par l’AFP, cette omission reflète des tensions internes. L’organisation agit comme si de rien n’était en maintenant la même trajectoire sans les Émirats. Qui plus est, la mise en œuvre de la hausse reste incertaine. Plusieurs pays membres font face à des contraintes techniques. Le blocage du détroit d’Ormuz freine les exportations de certains producteurs du Golfe.
En sus de ces problèmes, les données disponibles montrent un déficit considérable. La production réelle est tombée à 27,68 millions de barils par jour en mars. En comparaison, les quotas cumulés atteignaient 36,73 millions de barils quotidiens. Par conséquent, le déficit s’élève à environ 9 millions de barils par jour. La Russie, deuxième producteur du groupe, rencontre des difficultés à maintenir son niveau de production en raison de la guerre en Ukraine. D’autre part, le départ des Émirats arabes unis constitue un tournant pour l’alliance. Ce pays dispose de capacités de production importantes. Il a investi massivement dans ses infrastructures. Son objectif affiché est d’atteindre 5 millions de barils par jour d’ici 2027. Ce chiffre dépasse largement son dernier quota fixé à 3,447 millions de barils par jour.
MBY