Plus de 400 000 familles tunisiennes ont bénéficié du programme national PROSOL entre son lancement en 2005 et le 31 décembre 2025, d’après les données communiquées par le directeur du programme à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). La superficie totale des capteurs solaires installés dépasse désormais un million de mètres carrés. Par conséquent, près de 20 % des ménages tunisiens couvrent leurs besoins en eau chaude grâce à l’énergie solaire. La Tunisie dispose d’un ensoleillement d’environ 3 000 heures par an, ce qui constitue un atout naturel pour ce type d’équipement. L’ANME a intensifié ses campagnes de sensibilisation à l’utilisation de l’énergie solaire dès le milieu des années 1990.
Le programme PROSOL repose sur un dispositif associant une aide financière et un prêt. Un chauffe-eau solaire de 200 litres est vendu environ 2 100 dinars. Il ouvre droit à une subvention de 400 dinars versée par le Fonds de transition énergétique. En revanche, les modèles de 300 litres et plus bénéficient d’une aide de 700 dinars. Le solde du prix est couvert par un prêt, remboursé sur une période pouvant atteindre cinq ans par l’intermédiaire de la facture d’électricité. Par ailleurs, l’ANME assure un contrôle de la qualité des équipements, des fournisseurs et des installateurs, ainsi qu’un suivi du service après-vente.
Les réclamations enregistrées représentent moins de 1 % des installations réalisées chaque année. Cela correspond à une fourchette comprise entre 100 et 150 plaintes pour environ 12 000 chauffe-eau solaires installés annuellement. L’agence a, en outre, engagé la numérisation du programme. Cette démarche vise à dématérialiser le suivi des installations, le versement des subventions et les opérations de contrôle sur le terrain. À cela s’ajoute l’objectif d’améliorer la gouvernance globale du dispositif.