La campagne de récolte des céréales en Tunisie affiche un net progrès, atteignant 85 % d’avancement à la date du 9 juillet 2025. C’est ce qu’a annoncé ce lundi 14 juillet, le directeur général de la production agricole au sein du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Chelghaf, lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale.
À ce stade de la saison, environ 10,32 millions de quintaux de céréales ont été collectés, dont 9,75 millions de quintaux destinés à la consommation humaine. Une quantité que le responsable qualifie de satisfaisante, soulignant la bonne dynamique du secteur cette année.
Une saison « bonne » et des prévisions optimistes
Le responsable a évoqué une production globale estimée à 20 millions de quintaux pour l’ensemble de la saison, contre une moyenne annuelle de 16 millions de quintaux. Une performance qu’il juge encourageante, qualifiant la saison d’actuelle de « bonne » et marquée par une amélioration de la productivité.
Dans cette perspective, le ministère œuvre à renforcer la capacité de production, en particulier celle du blé dur, avec pour objectif stratégique de réduire la dépendance aux importations et atteindre l’autosuffisance.
Semences : disponibilité et planification
Ezzeddine Chelghaf a tenu à rassurer les agriculteurs sur la question des semences, affirmant que les semences certifiées sont disponibles en quantités suffisantes. Actuellement en cours de tri, elles seront mises à disposition dans les centres de collecte à partir de septembre prochain. Il a ainsi lancé un message de confiance à destination des professionnels du secteur, les invitant à se préparer sereinement à la prochaine campagne.
Stockage : des capacités en renforcement
Sur le plan logistique, près de 3,4 millions de quintaux ont déjà été évacués, soit en étant vendus directement aux minoteries, soit acheminés vers les centres de stockage. Le directeur général a par ailleurs précisé que la capacité de stockage à l’échelle des centres de collecte est estimée à 8 millions de quintaux, tandis que celle de l’Office des céréales s’élève à 4,5 millions de quintaux. Pour répondre à la demande croissante, le ministère a eu recours à la location d’espaces supplémentaires auprès du secteur privé.