Dans un communiqué officiel publié ce vendredi 24 juillet 2026 par le ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, la Tunisie a fait part de sa vive protestation face aux récents agissements de médias publics français. Sur instruction du Président de la République, le Professeur Kaïs Saïed, le Secrétaire d’État auprès du ministre a convoqué l’Ambassadrice de France en Tunisie pour lui transmettre officiellement cette position. Cette démarche fait suite à la diffusion récente, sur une chaîne de télévision publique française, d’un entretien accordé à une personne recherchée par la justice tunisienne. La diplomatie tunisienne estime que cet entretien contient de graves atteintes à la souveraineté de l’État, vise directement sa sécurité nationale ainsi que ses institutions, et constitue un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes
A cette occasion, le Secrétaire d’État a exprimé la ferme condamnation et la profonde indignation de la Tunisie face à la répétition délibérée de telles pratiques sur des médias publics français. Il dénonce l’utilisation de ces antennes pour diffuser des contenus incitant à la haine et des allégations mensongères ciblant l’État tunisien. Le ministère souligne que de tels agissements dépassent manifestement les limites garanties par la liberté d’expression, la liberté de la presse et la déontologie journalistique, pour s’inscrire dans une démarche d’ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, attaché à l’indépendance de sa décision nationale. Ces actes, qui constituent une incitation directe contre les institutions et les symboles de l’État tout en tentant de porter atteinte à sa sécurité nationale, sont réprimés tant par la législation tunisienne que par le droit international et les usages diplomatiques.
Le Secrétaire d’État a rappelé que le statut public et officiel du média concerné engage directement la responsabilité morale de l’État français, laquelle ne saurait être écartée sous couvert d’indépendance de la ligne éditoriale ou de liberté de la presse. La diplomatie tunisienne estime qu’il incombe dès lors aux autorités françaises de prendre, de leur propre initiative et conformément à leur cadre législatif national, l’ensemble des mesures nécessaires pour mettre un terme définitif à ces agissements jugés inacceptables.
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