669 millions de mètres cubes, c’est le volume actuel des réserves d’eau dans les barrages tunisiens, selon les dernières données communiquées samedi 27 septembre 2025 par l’ingénieur et spécialiste en agriculture Anis Ben Rayana. S’exprimant sur les ondes d’Express Fm, il a précisé que ce chiffre correspond à un taux de remplissage global de 28,3 %, un niveau encore préoccupant mais supérieur à celui enregistré à la même période de 2024, où les réserves plafonnaient à 527 millions de mètres cubes.
Par rapport à la moyenne des trois dernières années, la Tunisie affiche un léger mieux, avec 56 millions de mètres cubes supplémentaires.
Nord : Avec ses grands barrages, la région concentre l’essentiel des réserves (91,6 %), soit plus de 611 millions de mètres cubes, pour un taux de remplissage de 33,1 %.
Centre : Les retenues s’élèvent à 55 millions de mètres cubes, représentant 9,9 % du total national.
Sud : Région naturellement défavorisée, elle ne dispose que de 11,4 millions de mètres cubes, soit 1,7 % des réserves, avec un taux de remplissage limité à 18,4 %.
Depuis le 1er septembre 2025, début de la saison des pluies, les apports hydriques n’ont pas dépassé 22 millions de mètres cubes, bien loin de la moyenne saisonnière qui avoisine les 69 millions de mètres cubes. Cela correspond à seulement 58,6 % de la normale.
En termes de précipitations, les cumuls restent faibles : 13,9 mm ont été enregistrés durant les 26 premiers jours de septembre, contre une moyenne habituelle de 21,9 mm. Autrement dit, la Tunisie n’a reçu que 64 % des pluies attendues pour cette période.
Ces chiffres confirment que, malgré une amélioration par rapport à 2024, la situation hydrique demeure fragile et dépendante des précipitations des prochains mois. Les spécialistes soulignent l’importance d’une gestion rationnelle des ressources et d’investissements dans les infrastructures hydriques pour limiter l’impact de la sécheresse récurrente.