TunSea et l’APAL plaident pour une meilleure protection des écosystèmes côtiers

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La protection du littoral tunisien, exposé aux effets du changement climatique et à l’érosion côtière, était au cœur d’une réunion organisée par l’association TunSea en partenariat avec l’Agence tunisienne de protection et d’aménagement du littoral (APAL). Placée sous le thème « La mer et la côte : défis et solutions », cette rencontre a réuni des experts, des opérateurs touristiques, des représentants institutionnels et des associations environnementales. Les débats ont mis l’accent sur l’intérêt de recourir davantage aux solutions fondées sur la nature pour renforcer la résilience du littoral.

Les participants ont souligné l’importance des écosystèmes naturels dans la protection du littoral. Ils ont insisté sur la nécessité de préserver les herbiers marins, les dunes côtières et la biodiversité associée. Ces formations naturelles agissent comme des barrières qui amortissent la force des vagues et fixent le sable. Par conséquent, leur protection et leur restauration sont considérées comme des moyens de renforcer la résilience du littoral face à l’avancée de la mer.
Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant la nécessité d’une approche concertée entre les différentes parties prenantes. Ils ont évoqué la responsabilité partagée des acteurs publics et privés dans la gestion du domaine côtier. En plus de cela, ils ont plaidé pour le développement d’un tourisme durable et pour un renforcement de la coordination entre les institutions publiques, telles que l’APAL, et la société civile. L’objectif est d’assurer une gestion cohérente du littoral dans la perspective de le préserver pour les générations futures.
Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où des actions sont déjà menées sur le terrain. TunSea, présentée comme une plateforme tunisienne de sciences participatives, implique des citoyens, des pêcheurs et des jeunes chercheurs dans des travaux de terrain. Ces initiatives couvrent le suivi de la biodiversité et la dépollution des déchets marins. Cette mobilisation citoyenne vient compléter l’action publique en matière de protection de l’environnement marin.
De son côté, l’APAL, en tant qu’organisme public chargé de la politique nationale de protection du littoral, opère sous l’égide du ministère de l’Environnement. Elle pilote le Programme national tunisien de protection du littoral, qui comprend des mesures de lutte contre l’érosion et la submersion marine sur différents tronçons de côtes. Ces mesures traditionnelles, souvent basées sur des infrastructures en dur, sont appelées à être complétées par des approches plus durables.

L’appel lancé à l’issue du débat de Tunis confirme une évolution dans la manière d’appréhender les risques littoraux. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre la mer, mais de composer avec elle en s’appuyant sur les atouts naturels. L’importance accordée aux mesures d’adaptation, qui consistent à protéger les équilibres naturels côtiers plutôt qu’à les artificialiser, marque un changement d’approche.
MBY

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