Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, a souligné, jeudi 24 juillet 2025, que la vision stratégique du secteur repose sur un système de formation moderne, aligné sur les standards internationaux et jouant un rôle moteur dans le développement sociétal. Il s’exprimait lors d’une séance de dialogue tenue dans le cadre du Conseil national des régions et des districts.
Il a précisé que cette vision se décline à travers plusieurs objectifs stratégiques, au premier rang desquels figurent l’amélioration de la qualité de la formation universitaire et le renforcement de l’employabilité des diplômés, deux enjeux majeurs pour le secteur.
Le ministre a rappelé, à ce titre, que l’État a consenti d’importants efforts pour mettre en place un système d’assurance qualité et d’accréditation, concrétisé par la création, en 2022, de l’Agence Tunisienne d’évaluation et d’accréditation. Cette dernière vise à accompagner les établissements dans l’obtention de labels de qualité, tant sur le plan de la formation que de la gestion.
Mondher Belaid a également indiqué que les travaux préliminaires relatifs à la réforme universitaire ont été menés, dans l’attente de la mise en place du Conseil supérieur de l’éducation. Parmi les réformes engagées figurent :
- L’adoption d’une nouvelle architecture de la formation,
- La révision des offres de formation,
- La refonte des commissions nationales d’habilitation,
- Et l’adaptation des formations en ingénierie aux évolutions technologiques et aux besoins de l’économie nationale et internationale.
S’agissant du secteur privé, le ministre a annoncé que son département a lancé une révision des textes législatifs et réglementaires, ainsi que des cahiers des charges, en vue de mieux encadrer ce secteur et d’en améliorer la gouvernance.
Parmi les mesures phares envisagées :
- L’obligation pour les établissements privés de recruter un pourcentage défini de docteurs parmi leurs effectifs permanents,
- Le développement d’un système d’information moderne, interconnectant les établissements privés à l’administration centrale, depuis l’inscription de l’étudiant jusqu’au traitement des demandes d’équivalence et d’homologation.