Violences dans les hôpitaux : les jeunes médecins appellent à une marche de protestation à Monastir

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) a vivement condamné les récentes agressions survenues au sein de l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir et de l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan, dénonçant un climat de violence devenu, selon elle, une menace directe pour la sécurité des professionnels de la santé dans les établissements publics.

Dans un communiqué publié ce samedi, l’organisation a lancé un appel à une mobilisation massive de tous les jeunes médecins résidents, internes et étudiants en médecine pour participer, lundi 6 juillet, à un rassemblement de protestation devant l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba, suivi d’une marche pacifique en direction du tribunal de première instance de Monastir.

L’OTJM précise que cette mobilisation vise à défendre le droit des professionnels de la santé à exercer leur métier dans des conditions sûres, à dénoncer la multiplication des actes de violence dans les structures hospitalières et à réclamer une application rigoureuse de la loi contre les auteurs de ces agressions.

Cet appel intervient à la suite de la violente agression dont a été victime un maître-assistant en chirurgie urologique à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba. Agressé sur son lieu de travail, le médecin a subi une fracture du nez ayant nécessité une intervention chirurgicale en urgence et s’est vu prescrire un repos de 28 jours. Une autre agression a également été signalée au cours de la même semaine à l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan.

Pour l’OTJM, ces incidents ne constituent pas des faits isolés, mais sont la conséquence directe de l’absence de mesures de protection efficaces, de la dégradation des conditions de travail et du manque d’une stratégie sérieuse pour lutter contre les violences visant les professionnels de la santé.

L’Organisation tunisienne des jeunes médecins réitère enfin plusieurs revendications urgentes, notamment l’arrestation et la poursuite judiciaire des agresseurs, la mise en place d’un système efficace de contrôle des accès aux établissements de santé ainsi que l’élaboration d’une stratégie nationale globale de prévention et de lutte contre la violence dans les hôpitaux publics.

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