Le Département d’État américain, chargé des relations internationales, a élargi la liste des pays dont les ressortissants doivent désormais fournir une garantie financière pour obtenir un visa d’entrée aux États-Unis. La Tunisie figure parmi les douze nations récemment ajoutées à ce dispositif.
À compter du 2 avril, les Tunisiens souhaitant se rendre aux États-Unis pour des motifs professionnels (visa B1) ou touristiques (visa B2) devront donc verser une caution de 15 mille dollars dans le cadre de leur procédure de demande. Cette mesure portera à 50 le nombre total de pays concernés par cette obligation, dont une large majorité se trouve sur le continent africain. Avant cet élargissement, 38 nations étaient déjà soumises à cette règle.
Selon les explications fournies par un responsable du Département d’État, l’objectif de cette caution est de limiter les risques de dépassement de la durée de séjour autorisée. Cette garantie financière vise en effet à dissuader les visiteurs de rester sur le territoire américain au-delà de la période légale accordée par leur visa.
Outre la Tunisie, les autres pays intégrés à cette liste sont le Cambodge, l’Éthiopie, la Géorgie, la Grenade, le Lesotho, Maurice, la Mongolie, le Mozambique, le Nicaragua, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Seychelles.
La somme versée pourra toutefois être restituée dans plusieurs cas de figure. Les demandeurs récupéreront leur caution s’ils respectent les conditions de leur séjour et retournent dans leur pays d’origine à l’issue de leur voyage. Le remboursement interviendra également s’ils renoncent finalement à se rendre aux États-Unis. En cas de refus de la demande de visa par les services consulaires, la garantie leur sera également restituée.