La Chine a confirmé sa position de premier fournisseur de la Tunisie au premier trimestre 2026. Sa part s’élève à 12,9 % des importations totales. La France suit immédiatement avec 12,5 %, tandis que l’Italie arrive en troisième position avec 11,7 %. L’Allemagne se classe quatrième avec 7,7 %. L’Algérie complète ce premier groupe à 7,3 %. Ces chiffres proviennent du communiqué sur le commerce extérieur publié par l’Institut national tunisien de la statistique.
L’Union européenne demeure toutefois le principal partenaire commercial du pays. Elle représente 45,2 % du total des importations entre janvier et mars. La valeur de ces échanges atteint 9 722,5 millions de dinars tunisiens, soit l’équivalent de 2 946,2 millions d’euros. Un an plus tôt, sur la même période, ce montant s’établissait à 8 744,3 millions de dinars (2 649,8 millions d’euros). Par conséquent, malgré la première place de la Chine parmi les fournisseurs nationaux, le commerce tunisien reste fortement dépendant de l’Europe. Par ailleurs, cette domination européenne se vérifie également à l’exportation : l’UE capte 71,5 % des ventes tunisiennes. La France est ainsi le premier client de la Tunisie avec une part de marché de 22,7 %, devant l’Italie (17,5 %) et l’Allemagne (14 %).
Les importations tunisiennes ont atteint 21 499,5 millions de dinars (6 515 millions d’euros) au premier trimestre, en hausse de 5,5 % sur un an. En parallèle, les exportations se sont élevées à 16 266,8 millions de dinars (4 929,3 millions d’euros), progressant de 6,1 %. À cela s’ajoute une détérioration du déficit commercial, qui s’est creusé à 5 232,7 millions de dinars (1 585,7 millions d’euros). En conséquence, les exportations ne couvrent que 75,7 % des importations.
D’autre part, les tendances varient fortement selon les partenaires. Les importations en provenance de France ont augmenté de 21,9 % et celles d’Italie de 13,8 %. Hors Union européenne, les achats auprès de la Turquie ont progressé de 6,3 % et ceux en provenance d’Inde de 39,5 %. En revanche, les importations en provenance de Russie ont chuté de 61,6 %. Qui plus est, les achats depuis la Chine ont également reculé de 7,3 %, même si le pays conserve sa place de premier fournisseur. En sus de ces évolutions, cette photographie du premier trimestre 2026 confirme une double réalité : Pékin devance les partenaires européens traditionnels, mais l’Union européenne reste la zone économique clé de la Tunisie.