Les rebelles Houthis au Yémen ont annoncé samedi la mort de leur chef de gouvernement, Ahmad Ghaleb al-Rahwi, ainsi que de plusieurs ministres, à la suite des frappes israéliennes menées jeudi 28 août contre la capitale Sanaa.
Dans un communiqué relayé par la chaîne Al-Massirah, organe médiatique des Houthis, les autorités rebelles ont affirmé que « le chef du gouvernement Ahmad Ghaleb al-Rahwi et plusieurs ministres sont tombés en martyrs dans l’agression israélienne de jeudi ».
Jusqu’ici, les Houthis avaient confirmé des frappes sur Sanaa mais sans fournir de détails sur les cibles touchées. De son côté, l’armée israélienne avait indiqué avoir visé une « cible militaire » dans la capitale yéménite, sans toutefois commenter les allégations concernant la mort de hauts responsables politiques houthis.
Ces frappes marquent une escalade significative dans la région, alors que le conflit au Yémen, déjà complexe et multilatéral, s’entremêle désormais avec les tensions croissantes au Moyen-Orient. La disparition de figures politiques de premier plan pourrait bouleverser l’équilibre interne du mouvement houthi et avoir des répercussions sur les négociations de paix déjà fragiles.
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