Le refus de l’administration Trump d’accorder des visas aux représentants palestiniens pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies a suscité de vives réactions en Europe. Washington justifie sa décision en accusant l’Autorité palestinienne et l’Organisation de libération de la Palestine de « manquer à leurs engagements » et de « compromettre les perspectives de paix ».
Cette mesure viole les obligations des États-Unis au titre de l’accord de siège conclu avec l’ONU imposant à Washington de faciliter l’accès de toutes les personnes invitées aux sessions onusiennes, notamment par la délivrance des visas nécessaires, indépendamment des relations diplomatiques ou de la reconnaissance politique des entités concernées.
En bloquant l’accès de la délégation palestinienne, les États-Unis risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Assemblée générale, censée rester un espace ouvert à toutes les parties, quelles que soient les rivalités géopolitiques.
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