Le professeur de droit constitutionnel, figure emblématique de la récente initiative politique “Engagement national”, Amine Mahfoudh, est revenu ce vendredi sur les remous et la polémique ayant accompagné son lancement.
Selon lui, certains détracteurs de l’initiative “n’ont pas été effrayés par la pauvreté, la pollution, le désespoir ou les multiples crises qui frappent le pays, ni par le lourd fardeau fiscal pesant sur les familles tunisiennes”. En revanche, ils se sont montrés intimidés par une initiative pacifique, dont les participants s’étaient engagés à respecter un ensemble de principes garantissant aux Tunisiennes et aux Tunisiens une vie commune dans un système de gouvernance civile et démocratique basé sur la transparence”.
Le professeur rappelle que cette frilosité s’est manifestée alors même que ceux qui ont profité des circonstances “pour accumuler des richesses ont été autorisés à acheter librement biens immobiliers, propriétés et voitures en liquide, suite à l’abrogation de l’article 45 de la loi de finances de 2019”. Cette décision a provoqué l’indignation de l’opinion publique et mis en lumière le niveau de partialité et d’injustice dans le traitement des citoyens.
Rappelons que cette initiative a été lancée mercredi par des partis et personnalités nationales, parmi lesquels figurent le Parti destourien libre, le mouvement Hak et le Parti socialiste libéral. L’ancien président de la République par intérim et ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, était également parmi les signataires de cette initiative qui a suscité une polémique.
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