Le président américain, Donald Trump, a affirmé qu’il n’envisageait pas la conclusion d’un accord de cessez-le-feu avec l’Iran, lors d’un échange avec des journalistes devant la Maison-Blanche.
Interrogé sur l’évolution des tensions, le dirigeant américain a estimé qu’un tel accord n’était pas nécessaire, avançant que l’Iran aurait déjà subi des pertes majeures. Il a soutenu que, d’un point de vue militaire, Téhéran aurait perdu l’essentiel de ses capacités, décrivant la situation actuelle comme largement favorable aux États-Unis.
Dans le même contexte, Donald Trump a évoqué la question stratégique du détroit d’Ormuz, passage maritime crucial pour le transport mondial de pétrole. Selon lui, les actions de l’Iran dans cette zone se limiteraient désormais à des tentatives de blocage, sans réelle capacité d’escalade durable.
Le président américain a toutefois reconnu que toute opération visant à rouvrir et sécuriser le détroit nécessiterait un déploiement naval conséquent, impliquant potentiellement plusieurs partenaires internationaux. Une telle intervention s’inscrirait, selon ses propos, dans une logique de démonstration de force plutôt que dans une dynamique de désescalade diplomatique.
Pour rappel, Trump avait fustigé l’attitude de certains pays membres de l’OTAN, les accusant de « lâcheté » face à leur refus de s’impliquer davantage dans le conflit avec l’Iran.
Par ailleurs, l’Iran continue de mener des frappes contre plusieurs pays du Golfe, dans le cadre d’une escalade militaire majeure qui touche désormais l’ensemble de la région. Ces attaques, principalement menées par missiles et drones, visent surtout des infrastructures énergétiques et des installations stratégiques. Selon les dernières informations, des sites pétroliers et gaziers ont été ciblés en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn. Certaines installations clés, notamment des raffineries et des terminaux de gaz naturel liquéfié, ont été endommagées ou temporairement mises à l’arrêt, provoquant des perturbations importantes sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Cette campagne s’inscrit en représailles à des frappes antérieures contre des infrastructures iraniennes. Téhéran a d’ailleurs averti qu’il poursuivrait ses attaques sans retenue si de nouvelles installations étaient ciblées, marquant une nouvelle phase du conflit.
Sur le terrain, plusieurs pays du Golfe font face à une pression sécuritaire croissante. Des centaines de missiles et de drones ont été lancés depuis fin février, certains interceptés par les systèmes de défense, mais d’autres ayant causé des dégâts matériels et des victimes.
(Avec agences)