Une séance plénière s’est tenue, aujourd’hui 10 Avril 2026, à l’Assemblée des Représentant du Peuple (ARP). A l’ordre du jours de la séance, une discussion entre les députés et le ministre de l’emploi, Riadh Chaoued, a eu lieu. Des questions sur l’état des lieux quant à l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage prolongé ont été posées.
Le ministre a réaffirmé un engagement sans équivoque du gouvernement vis-à-vis de cette question, indiquant qu’elle « ne prête ni à discussion ni à interprétation », ajoutant que l’application de cette loi sera intégrale.
Il a indiqué que cet engagement constitue l’une des orientations principales de « l’Etat social » initiées et conduites par le chef de l’Etat. Il a ajouté que son ministère se penche, actuellement sur la mise en place d’une plateforme numérique, en collaboration avec le ministère des technologies de communication, dédiée aux demandeurs d’emploi et qui permettra la digitalisation du processus de recrutement et une meilleure coordination avec les structures publiques.
Notons par ailleurs, que les promesses annoncées à plusieurs reprises par le président de la république en faveur des diplômés universitaires chômeurs, y compris les titulaires du diplôme de doctorat, tardent à se concrétiser. Notamment aussi les promesses de régularisation de la situation des enseignant suppléants au secondaire et au primaire, qui malgré le décret présidentiel de janviers 2025 qui officialise leur recrutement, demeurent au point mort.
Il peut sembler inconcevable que l’on peine encore à mettre en place cette plateforme qui a été annoncée depuis plus d’une année, alors que les diplômés demandeurs d’emploi demeurent encore en situation de précarité socio-économique et qui risquent de voir leurs acquis scientifiques se dissiper à cause d’un manque de mise en pratique.
L’Etat a l’obligation, surtout morale, de tenir parole, surtout lorsque ses promesses sont destinées à des jeune qui constituent l’avenir du pays. C’est une question de confiance qui se pose là. Et si l’Etat perd la confiance des jeunes générations, c’est l’avenir de tout un pays qui mis en jeu.
L’emploi, ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère. On sait tous que depuis près d’une quarantaine d’année que ce problème traine en Tunisie. Car il ne s’agit pas d’une question de volonté politique, ou d’un discours destiné à apaiser les tensions ou à renflouer le réservoir électoral. C’est beaucoup plus sérieux que ça.
Krimi Abderrazek