La Tunisie fait face à une pression croissante sur son approvisionnement électrique. D’après les prévisions, le déficit énergétique représentera environ 65 % de la demande nationale dès l’année 2025. Par conséquent, le pays doit impérativement réduire cette dépendance. En effet, le territoire bénéficie de plus de 3 000 heures d’ensoleillement annuel, une ressource que les experts qualifient de « mine d’or » exploitable. D’autre part, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (Anme) rappelle que des solutions existent à condition de coordonner les actions de tous les acteurs concernés.
Pour répondre à cette urgence, la Tunisie a adopté un plan articulé autour de trois cibles précises. La première vise une réduction de 30 % de l’intensité énergétique. La deuxième prévoit l’intégration de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique du pays d’ici 2030. Qui plus est, un engagement climatique impose une diminution de 45 % de l’intensité carbone. Imed Landolsi, directeur des secteurs éolien et biomasse à l’Anme, a affirmé que l’objectif des 35 % est réalisable. En revanche, cette réussite exige que toutes les parties prenantes unissent leurs efforts dans une démarche collective.
L’agence de presse TAP a inauguré le 8 avril dernier un générateur photovoltaïque d’une puissance de 40 kVA, conçu pour une durée de fonctionnement estimée à 20 ans. Ce projet, mené en collaboration avec l’Anme, couvrira environ 70 % des besoins en électricité de l’agence. Par ailleurs, cette installation permettra de réduire les coûts financiers liés à la facture énergétique de près de 50 %. Landolsi a souligné que la multiplication d’initiatives similaires, associée à l’implication des entreprises, permettra à la Tunisie d’atteindre ses objectifs de mix énergétique avant la fin de la décennie.
MBY