L’Institut national de la statistique a publié sa note mensuelle relative à l’indice des prix à la consommation pour le mois d’août 2026. Le taux d’inflation s’établit à 5,4 % sur un an, contre 5,1 % le mois précédent.
Cette hausse résulte principalement de l’accélération des prix dans deux grands postes de dépenses. D’une part, les prix des produits alimentaires et des boissons ont progressé de 7,5 % sur un an. Cette augmentation est imputable, pour l’essentiel, à la cherté des viandes de volaille (+16,5 %), de l’agneau (+14,7 %), des fruits (+14,4 %), du bœuf (+13,6 %) et du poisson frais (+10,9 %). À l’inverse, les huiles alimentaires ont enregistré un repli de 4,3 %. D’autre part, les dépenses de santé ont également contribué à cette poussée inflationniste, avec une hausse de 6,8 %.
Par ailleurs, les produits manufacturés ont augmenté de 4,7 % sur un an, sous l’effet de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9 %) ainsi que des produits d’entretien (+5 %). En sus, les services ont progressé de 4,3 %, tirés principalement par les tarifs hôteliers, qui ont bondi de 15,6 %.
S’agissant de l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils (énergie et produits alimentaires frais), elle s’est établie à 4,9 % en août, contre 4,8 % le mois précédent. Les prix des biens libres ont augmenté de 6,5 %, tandis que ceux des biens réglementés n’ont progressé que de 1,3 %.
Sur une base mensuelle, l’indice des prix à la consommation s’est accru de 0,5 % entre juillet et août 2026. Cette évolution s’explique par la hausse de 2,4 % des prix des produits alimentaires et des boissons, de 0,8 % pour les services de santé et de 0,9 % pour les secteurs de l’éducation et de l’hôtellerie-restauration. En revanche, les prix des vêtements et des chaussures ont diminué de 4,7 % en raison des soldes estivales. Dans le détail, les œufs ont augmenté de 12,9 %, les volailles de 11,4 % et les légumes ont également connu une hausse significative.