Les données publiées par l’ONAGRI font état d’une performance positive du secteur halieutique tunisien au cours des six premiers mois de l’année 2026. La balance commerciale des produits de la pêche et de l’aquaculture affiche un excédent de 66,7 millions de dinars. Par conséquent, le taux de couverture atteint 125 %, ce qui témoigne de la capacité des structures d’exportation à faire face aux évolutions du marché méditerranéen.
Les volumes de produits de la mer exportés ont atteint 14 000 tonnes, générant des recettes de 329 millions de dinars. Cette performance correspond à une progression de 2,9 % en volume et de 1,9 % en valeur par rapport à la même période de l’année précédente. La répartition des ventes est dominée par les poissons frais et congelés, qui représentent 50,3 % du total avec 7 300 tonnes. Les conserves et semi-conserves constituent 22,7 % des exportations (3 300 tonnes), tandis que les crustacés haut de gamme en représentent 20 % (2 900 tonnes). Par ailleurs, les transactions commerciales couvrent plus de 37 pays. L’Italie demeure le premier partenaire avec 37 % de la valeur totale, suivie de l’Espagne (12 %), de la Libye (11 %) et de l’Algérie (10 %). En revanche, le prix unitaire moyen des produits exportés a enregistré une légère baisse de 1,3 %, s’établissant à 23,5 dinars le kilogramme.
D’autre part, les importations de produits halieutiques ont atteint 39 600 tonnes pour une valeur de 262,3 millions de dinars au premier semestre 2026, en hausse de 7,3 % en volume et de 4,6 % en valeur par rapport à l’année précédente. Le prix unitaire moyen à l’importation s’est établi à 6,6 dinars le kilogramme, en baisse de 2,6 %. En sus, 82 % de ces volumes importés sont destinés aux usines de transformation et de fabrication de conserves locales. Le reste est réparti entre l’approvisionnement direct des halles de marée (15 %) pour réguler la consommation des ménages, et les concessions d’engraissement de l’aquaculture côtière (3 %). Cette structure confirme le rôle de l’industrie de transformation dans l’absorption des produits importés, tandis que les exportations restent principalement composées de produits locaux.
MBY