Après une phase d’euphorie, au courant de la semaine dernière, lors de laquelle il a annoncé que les pourparlers avec l’Iran vont reprendre et qu’une solution qui satisfait les deux parties au conflit est possible, voila que l’Iran continue de refuser la participation à ces négociations, prévues au Pakistan, à cause du « manque de sérieux » dans la démarche Américaine.
Au moment où une délégation américaine, conduite par le vice-président Vance, s’apprête à atterrir, aujourd’hui, à Islamabad, aucune évolution n’est constatée du côté iranien. Chose qui accroit l’incertitude des perspectives.
La situation se dirige-t-elle vers une reprise des hostilités ? ou bien il y’a des raisons de maintenir l’espoir pour qu’une évolution de dernière minute puisse permettre d’aller dans le sens d’une paix durable dans la région ?
Les déclarations récentes du président américain vont vers la première hypothèse.
Dans une déclaration faite hier à l’agence Bloomberg et relayée par CNN, la trêve prendra fin selon Trump dans la nuit du mardi au mercredi heure de Téhéran, avant d’ajouter que si les revendications américaines ne sont pas satisfaites, « beaucoup de bombes exploseront ». Une déclaration qui pourrait être considérée dans la même logique d’une déclaration précédente faite au début du mois d’avril dans laquelle il a menacé d’anéantir « une civilisation entière ».
Trump a d’autre part affirmé sur son réseau « Truth Social » que l’hypothèse d’une levée du blocus américain sur le trafic maritime au niveau du golf est exclue à l’heure actuelle. Sauf si un accord est conclu avec la partie iranienne.
Se vantant qu’il est « en train de gagner une guerre de loin », Trump a indiqué en outre que ce blocus est en train de détruire l’Iran qui perd 500 millions de dollars par jour. « Un chiffre intenable » pour lui, même à court terme.
Du côté iranien, la position reste inchangeable. Pas de négociation avant la levée du blocus. Cette insistance de Téhéran donne l’image d’un régime que rien ne perturbe, et sachant sa vraie force et jusqu’où il peut aller.
Pour les iraniens, c’est aux américains de faire des concessions car c’est plutôt les intérêts économiques de ces derniers qui sont menacées dans la région.
S’appuyant sur une force de frappe qui a fait ses épreuves, l’Iran semble capable, jusqu’à présent à tenir tête à la force militaire la plus puissante dans le monde.