La Tunisie enregistre une moyenne d’environ quatre décès quotidiens liés aux accidents de la route, a alerté ce vendredi 5 juin 2026, la présidente de l’Association des ambassadeurs de la sécurité routière, Afef Ben Ghania.
S’exprimant au micro de Wassim Ben Larbi dans Expresso sur Express Fm, Afef Ben Ghania a rappelé que la moitié des victimes sont des jeunes âgés de 18 à 35 ans, ce qui transforme les routes en facteur direct d’érosion du capital productif du pays. Le constat est encore plus dur pour les enfants : 99 décès ont été enregistrés en 2025, auxquels s’ajoutent déjà 36 morts depuis le début de l’année en cours.
Dans ce contexte, Afef Ben Ghania a plaidé pour des mesures plus strictes en milieu urbain, notamment l’abaissement systématique de la vitesse à 30 km/h aux abords des écoles, universités et infrastructures sportives. Une mesure qu’elle juge simple mais à fort impact sur la gravité des accidents.
Elle a estimé également que l’obligation du port de la ceinture en zone urbaine, introduite en avril 2017 sous l’impulsion de la société civile, n’a produit des effets significatifs que lorsqu’elle a été réellement appliquée et contrôlée.
La responsable a pointé du doigt l’inefficacité du système de sanctions actuel. Les amendes, jugées trop faibles, ne jouent plus leur rôle dissuasif face à des comportements routiers dangereux répétés.