La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter à une audience prévue en juillet prochain l’examen du dossier impliquant plusieurs proches et alliés de l’ancien président tunisien, dont Belhassen Trabelsi et Mohamed Sakhr El Materi.
Ce report intervient dans l’attente de l’issue du pourvoi en cassation introduit contre la décision de la chambre d’accusation, une étape jugée nécessaire pour finaliser les procédures judiciaires et permettre la poursuite de l’instruction du dossier dans le respect des règles de procédure.
Lors de l’audience, le représentant du contentieux de l’État, agissant au nom du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, a présenté plusieurs rapports relatifs aux demandes civiles formulées par l’État tunisien. Ces documents visent notamment à évaluer le montant des préjudices financiers subis par le Trésor public et à réclamer les indemnisations correspondantes.
Les prévenus sont poursuivis pour une série d’infractions liées à des soupçons de détournement de fonds publics, d’abus d’influence à des fins d’enrichissement illicite ainsi que de blanchiment d’argent à travers des circuits financiers complexes.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre des dossiers ouverts après la révolution de 2011 concernant la lutte contre la corruption, la récupération des avoirs détournés et l’établissement des responsabilités pénales des personnes soupçonnées d’avoir tiré profit de leur proximité avec l’ancien régime.