Battle of Robots : de jeunes ingénieurs tunisiens dans l’arène mondiale

Du 6 au 10 octobre 2026, Moscou accueille les épreuves qualificatives et éliminatoires du championnat du monde de robots de combat « Battle of Robots », et la Tunisie y est représentée. La BlackShark Team, une équipe de jeunes ingénieurs, participe à la catégorie des robots lourds. Selon le communiqué de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), elle figure parmi 64 équipes issues des meilleurs laboratoires du monde, dont seulement 16 accéderont aux phases avancées. La Tunisie est le seul pays arabe et africain en compétition, face à des équipes venues notamment de Russie, de Chine, d’Inde et du Brésil.

La robotique de combat oppose des machines télécommandées dans une arène sécurisée. Elle exige de concevoir, d’usiner, d’assembler et de piloter un robot capable de résister aux coups tout en frappant l’adversaire. Il faut allier mécanique, électronique, intelligence artificielle et stratégie, d’où la place qu’y accordent les ingénieurs. Dans la catégorie des 110 kg, chaque combat met à rude épreuve la solidité du châssis, la puissance des moteurs et la fiabilité de l’ensemble.

Pour la BlackShark, ce n’est pas une découverte. Les cinq ingénieurs de l’équipe, spécialisés en robotique et en intelligence artificielle, ont déjà représenté la Tunisie en Inde et au Maroc. À l’automne 2025, ils ont participé à la première édition de la compétition à intégrer la catégorie des 110 kg, à Perm puis à Moscou. Ils y ont remporté tous leurs combats du premier tour et décroché une qualification en finale, présentée comme une première pour une équipe arabe et africaine. À leur retour à Tunis, l’OIT les a accueillis à l’aéroport et a salué une fierté nationale, qui illustre selon elle le rôle stratégique de l’ingénierie dans le développement du pays.

L’équipe n’est pas seule à briller. L’équipe Night Fury a été sacrée championne du monde de robotique de combat TRBL en Turquie en juillet dernier. Deux équipes, deux compétitions, deux résultats qui laissent penser qu’un vivier de talents est en train d’émerger, soutenu par la communauté technologique et par l’OIT.

Reste à transformer ces exploits ponctuels en filière durable. Après sa qualification de 2025, la BlackShark avait appelé à un soutien national accru, en équipement et en accompagnement technique. Les résultats de l’édition 2026 ne sont pas encore connus, les épreuves étant en cours. Il faudra surveiller si l’équipe se qualifie parmi les 16 retenues pour les phases avancées, et si cette visibilité débouche sur des partenariats avec les universités et l’industrie.

Les chiffres de 64 équipes et de 16 qualifiées viennent du communiqué que vous m’avez transmis et ne figurent pas dans les autres articles que j’ai consultés. Je peux refaire le point après le 10 octobre.

Related posts

Routes tunisiennes : moins d’accidents, mais plus de morts

Blocus des lycées en France : le point en chiffres

Zaghouan : un bus de transport scolaire visé par des jets de pierres