Pour l’année 2027, la Tunisie prévoit de consacrer une enveloppe globale de 42 millions de dinars à la promotion de sa destination, tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à repositionner le secteur touristique et à renforcer son poids dans l’économie nationale. Par ailleurs, le projet de budget économique, élaboré par le ministère de l’Économie et de la Planification, s’appuie sur une vision consistant à faire du pays une destination méditerranéenne durable, inclusive et tournée vers l’innovation. D’autre part, cette orientation s’aligne sur les objectifs du plan de développement 2026-2030, qui cherche à instaurer un modèle touristique plus compétitif et capable d’attirer de nouveaux marchés.
Les autorités entendent développer plusieurs segments, notamment le tourisme saharien, oasien, environnemental, culturel et de bien-être, sans négliger le tourisme d’affaires et l’attraction de grandes chaînes hôtelières internationales. En outre, il est prévu d’actualiser la carte touristique afin d’adapter les opportunités d’investissement aux spécificités naturelles, culturelles et historiques de chaque région. Qui plus est, les pouvoirs publics comptent simplifier les procédures d’investissement, numériser les parcours d’autorisation et renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé. À cela s’ajoute la poursuite des études d’aménagement et d’infrastructure dans de nouvelles zones touristiques, telles que Zouraa à Béja, Ksour Essef et Chaffar à Sfax, ainsi qu’El Bia à Tataouine, sans oublier l’achèvement de l’équipement de la zone touristique de Sidi Salem à Bizerte.
L’amélioration de la qualité des prestations figure parmi les priorités affichées pour 2027. Les établissements seront encouragés à adopter des systèmes de gestion de la qualité et à intégrer des critères de durabilité dans le classement des hôtels. D’autre part, la numérisation du parcours client se poursuivra, avec notamment le recours au visa électronique et la digitalisation des opérations de suivi et de contrôle. En sus, les efforts se poursuivront pour réintégrer les unités touristiques fermées dans le circuit économique, soit en les réhabilitant, soit en les reconvertissant vers de nouveaux usages, comme les centres de séjour pour seniors étrangers. Enfin, les investissements prévus couvrent également la poursuite de la réhabilitation du port de Sidi Bou Saïd, le développement des ports de plaisance et le financement de projets d’aménagement dans les municipalités touristiques pour un montant de 11 millions de dinars.
Le choix de Tunis comme capitale du tourisme arabe pour 2027 devrait donner une impulsion supplémentaire à cette stratégie. Un programme participatif réunissant tourisme, culture, arts et sport est attendu afin de présenter les villes tunisiennes comme des destinations intégrées et attractives pour les visiteurs comme pour les investisseurs. Toutefois, le principal défi réside dans la capacité de ces projets à se traduire par des investissements effectifs, une meilleure qualité de services et une valeur ajoutée plus élevée. La diversification de l’offre ne dépend pas seulement du lancement d’initiatives, mais aussi de l’amélioration de la connectivité aérienne, de la formation, de l’aménagement du territoire et de la répartition de l’activité touristique sur l’ensemble de l’année et dans les régions intérieures.
MBY