Lors d’un entretien tenu lundi 28 juillet au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le président Kaïs Saïed s’est penché sur la situation préoccupante de plusieurs services publics. Coupures d’eau et d’électricité à répétition, déchets non ramassés, dégradation de l’environnement, projets à l’arrêt… Autant de dysfonctionnements qui, selon lui, ne sont pas le fruit du hasard.
Le chef de l’État n’a pas mâché ses mots. Derrière ces perturbations, il voit des manœuvres orchestrées pour nuire directement aux citoyens et freiner le développement du pays. Ces actes, affirme-t-il, servent les intérêts de certains lobbies qui manipulent les rouages de l’administration à leur avantage.
Face à cette situation, Kaïs Saïed a rappelé que l’État tunisien dispose des moyens légaux pour imposer le respect de l’ordre et sanctionner ceux qui s’emploient à saboter le fonctionnement des institutions. « La loi sera appliquée », a-t-il insisté.
La rencontre a également porté sur l’état d’avancement des réformes en cours, notamment la restructuration de plusieurs institutions publiques. Objectif : rationaliser les dépenses, préserver les fonds publics et créer de nouvelles perspectives pour les jeunes.
Enfin, le président a souligné l’importance de l’engagement sincère au service de la nation. Pour lui, la Tunisie a besoin de femmes et d’hommes investis, actifs, animés par l’intérêt général. Quant à ceux qui hésitent, tergiversent ou restent passifs, « l’État n’a pas besoin d’eux », a-t-il conclu.