Mourad Zeghidi et Borhene Bsaies ont comparu aujourd’hui 12 Mai 2026 devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis.
Suite à leur condamnation par la chambre criminelle de première instance à trois ans et demi de prison pour le chef d’inculpation de Blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, il ont comparu aujourd’hui devant la cour d’appel pour plaider leur innocence des crimes qu’on leur reproche et pour réclamer leur libération.
A la demande de la défense, l’audience a été reportée à une date ultérieure. La cour a en outre rejeté la demande de mise en liberté des deux journalistes.
Détenus depuis le 11 Mai 2024, Bsaies et Zeghidi ont été jugé une première fois en juillet 2024 à huit mois de prison, en vertu du décret n° 54. Au moment où ils s’apprêtaient à recouvrir leur liberté, de nouveaux mandats de dépôt ont été émis à leur encontre en décembre 2024 pour des accusations de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale.
Reporter Sans Frontière (RSF) a dénoncé, à travers une déclaration de son directeur du bureau Afrique, Oussama Bouajila, publiée dans son site officiel, un « acharnement » qui maintien en détention les deux journalistes et exige leur libération immédiate et inconditionnelle.
Pour lui, « chaque report est un jour de détention supplémentaire pour deux journalistes condamnés sans preuves ». il a affirmé en outre que plus de 23 mois d’enquêtes auprès d’Interpol, de la Banque centrale et des autorités européennes, n’ont abouti à la détection d’aucun flux suspect ou actif caché. Il a estimé enfin que Mourad Zeghidi et Borhene Bsaies paient de leur liberté le prix d’un journalisme indépendant.