De notre partenaire Presse Feriel BERRAIES Guigny, présidente fondatrice de la plateforme UNITED FASHION FOR PEACE et le magazine pour une planète éthique : webzine.unitedfashionforpeace.com
Et oui et non… ce n’est pas la théorie du grand remplacement, comme certains « gaulois » craignent, mais simplement l’expression de la diversité « saine » en France qui prend certains devants de la scène.
Oui, les municipales 2026 ont annoncé de formidables percées, LFI entre au Conseil de Paris. Même si Sophia Chikirou (ndlr: France Insoumise) n’a pas remporté Paris, cela augure néanmoins d’une grande avancée pour ce parti proche des classes populaires.
Exit la droite de Rachida Dati, qui perd le Ministère de la Culture et la Mairie de Paris d’un coup, mais qui est manu militari sauvée par les amis « élyséens » pour prendre la direction du Château de Versailles, alors que celle qui l’était avant « prend naturellement » le Ministère de la Culture.
Échange de bons procédés oblige.
UFFP, qui habite Ozoir-la-Ferrière, a voté avec ses jumeaux pour l’écologie et une femme est désormais mairesse de notre belle ville, Laetitia Devriendt, barrant le passage au RN qui était en tête de liste et le grand favori au premier tour. 150 voix ont fait la différence au 2e tour in extremis, soit 2 % d’écart… cela fait réfléchir.
Et pourtant, même sur le plan « national », les votes de 2026 étaient assez mouvementés.
À rappeler en effet qu’un second tour a appelé sept candidats dans l’Hérault. En l’absence de candidats, 68 communes n’ont pas pu voter dimanche. Elles étaient 106 en 2020. Sans maire élu, ces villes sont sous la tutelle de la préfecture pour la gestion des affaires courantes. Inversement, dans de nombreuses municipalités, la multiplication des candidatures, conséquence de la fracturation politique au niveau national, a pu conduire à des triangulaires, quadrangulaires.
Par exemple, à Saint-Jean-de-Védas, dans l’Hérault, sept candidats ont franchi le seuil des 10 % au premier tour. Les descendants de l’immigration conquièrent les mairies. L’immigration a amené sa contribution notable dans le débat politique et municipal, sans aucun doute !
Les municipales 2026 ont mis en évidence l’impact de la diversité avec des candidats issus de l’immigration.
Des figures emblématiques nées en Tunisie et/ou franco-tunisiennes, notamment des femmes.
Le scrutin en deux tours, qui s’est achevé dimanche, a vu l’élection d’une nouvelle dynamique dans une France qui se rapproche de l’élection présidentielle de 2027.
Trois Franco-Tunisiennes sont nommées.
Une percée plus qu’honorable dans un milieu qui donne généralement la part belle aux figures masculines issues de l’immigration.
Proche de chez nous, à Orly, c’est Imene Souid qui, ayant été nommée en 2023, est reconduite à son poste plus qu’honorablement. Orly est une banlieue sud de Paris, près de l’un des plus grands aéroports de France.
Avec ce second mandat, elle renforce son programme et sa position d’élue locale. Le fruit d’années de rigueur et d’intégrité dans l’exercice de ses fonctions.
Au sud de Paris, une autre Franco-Tunisienne, il s’agit de Rafika Rezgui, qui a été, quant à elle, élue maire de Chilly-Mazarin, à l’appui d’un électorat local conquis par son programme qui lui a conféré un large mandat.
Du côté du grand Sud, c’est une adjointe au maire qui a pris ses fonctions en la personne de Kholoud Boudabous. Elle a été élue adjointe au maire de Cap-d’Ail, près de Monaco.
Ainsi, les Tunisiennes de France et de l’international démontrent, une fois de plus, qu’elles sont les dignes filles d’Elyssa et de Bourguiba, ambassadrices d’une tunisianité sans frontières. Elles font encore et toujours le lien entre les deux rives de la Méditerranée et prouvent aux yeux du monde qu’elles sont des battantes, amoureuses de l’universalité et du vivre-ensemble.
Nous leur souhaitons une belle carrière !
*Photo d’illustration générée par l’IA