EST: Un âpre combat face aux Bafana Bafana

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La performance est du genre qui marque les esprits. L’Espérance Sportive de Tunis rejoint le dernier carré de la compétition reine continentale (la Ligue des champions ou l’ancienne Coupe d’Afrique des clubs champions) pour la 16e fois de son histoire.
En effet, la première remonte à 1994, année au cours de laquelle les Sang et Or conquirent leur première couronne au terme d’une finale épique contre les Egyptiens de Zamalek (victoire 3-1, dont un doublé du coeur de lion, feu Hedi Berrekhissa, après un nul 0-0 au Caire)
Vainqueur à quatre reprises de la C1 (1994, 2011, 2018 et 2019), et finaliste malheureux à cinq reprises (1999, 2000, 2010, 2012 et 2024), le club de Bab Souika mène la danse parmi les clubs tunisiens. Loin devant l’Etoile Sportive du Sahel (vainqueur en 2007 et finaliste malheureux à deux reprises en 2004 et 2005), le Club Africain (vainqueur en 1991, le premier club du pays à dompter la C1), ou le Club Sportif Sfaxien (une finale perdue en 2006). Il s’agit là, précisons-le, du palmarès dans l’épreuve reine du Continent noir.
C’est dire que l’aventure africaine a tous les airs d’une marque de fabrique du doyen des clubs de la L1 tunisienne. Déjouant certains clichés, il a donné la preuve que nos ambassadeurs sur la scène africaine peuvent rattraper le retard mis à l’allumage, la première apparition du foot tunisien des clubs sur la scène continentale ayant dû attendre l’année 1971 pour se concrétiser justement par le biais de l’Espérance. Avant une nouvelle longue phase d’hibernation.

Un souffle vivifiant
Après un épique EST-Al Ahly, place à présent à un autre classique du foot africain Espérance-Sundowns pour une « belle » puisque chacun des deux protagonistes avait remporté une demi-finale. Les 10 ou 11 avril (match aller) et les 17 ou 18 avril (match retour), il faudra pourtant laisser de côté l’euphorie ambiante et se rappeler que l’EST revenait de loin, combien elle avait souffert en première mi-temps au Caire, et à quel point le keeper Bechir Ben Saïd avait été décisif, laissant les siens dans le match. Il ne faut pas non plus perdre de vue que l’entraîneur des Bafana Bafana s’appelle Miguel Cardoso, l’ex-coach de l’EST qui connaît par conséquent parfaitement le champion de Tunisie. Avantage dont ne peut se prévaloir Patrice Beaumelle qui a mis, samedi dernier au stade international du Caire, toute une mi-temps avant de procéder aux correctifs nécessaires.
Un souffle vivifiant qui a sauvé la barque sang et or qui sembla irrémédiablement chavirer en première période.
« Nous avons trop respecté notre adversaire égyptien dans les 45 premières minutes », a-t-il analysé après coup. Eh bien, espérons qu’il n’en sera pas de même devant les Williams, Mudau, Kekana, Ndamane, Modiba, Mokoena, Allende, Adams, Santos, Sales et autres Rayners. Sachant que le milieu gauche Aubrey Modiba sera suspendu pour cette affiche.
L’exemple de Hamza Jelassi, qui avait joué et excellé alors qu’il était blessé, symbolise l’esprit de la fantastique chevauchée cairote, laquelle doit inspirer tous ses partenaires. Avec comme fidèle partenaire l’intraitable défenseur algérien Mohamed Amine Tougay, c’est une garantie essentielle pour l’arrière-garde tunisoise qui a donné la preuve qu’elle sait engager sans complexes les combats les plus âpres.

Tarek Gharbi

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