Donald Trump : la guerre contre l’Iran est presque finie

Iran's and U.S.' flags are seen printed on paper in this illustration taken January 27, 2022. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration

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Imprévisible, à son accoutumée, ne trouvant aucune gêne à annoncer la décision et son contraire du jour au lendemain, le président américain a annoncé hier, 14 Avril 2026, sur Fox News que la guerre en Iran est « presque finie ». il évoque dans ce contexte des négociations avec l’Iran qui auront lieu cette semaine au Pakistan.

Il a ajouté sur la même chaine que « les autorités iraniennes veulent vraiment parvenir à un accord » et que « quelque chose peut arriver au cours des deux prochains jours ».

Rappelons que les négociations avec l’Iran, conduites la semaine dernière par le vice-président américain JD Vance, se sont soldées par un échec. Si l’on croit la version américaine, exprimée par son chef des forces armées dans la région du Golf Brad Cooper, le blocus exercé par les USA depuis lundi sur le trafic maritime au niveau de tous les ports le long des cotes du golf persique, aussi bien au niveau de la rive iranienne que ceux en partance des rives arabes, y est pour quelque chose dans ce nouvel épisode annoncé par Trump, étant donné que 90 % du commerce iranien passe par cette voie maritime.

S’agit-il ainsi de l’établissement d’un nouveau rapport de force qui donne aux Etats Unis un ascendant et qui oblige l’Iran à « souhaiter poursuivre les négociations » quitte à faire des concessions en faveur des Etats Unis ?

En l’absence d’une position officielle de l’Iran ni d’études d’experts indiquant l’impact du blocus américain sur les capacités de l’Iran, militaires et économiques, il parait invraisemblable que deux journées de blocus suffisent pour faire fléchir la position iranienne. Et pourtant, une question demeure en l’occurrence en suspens. Si l’Iran a les moyens de survivre, d’une manière ou d’une autre et tant bien que mal, à un tel blocus, le monde, y compris les Etats Unis et l’Europe, peuvent-ils se passer du pétrole iranien ?

Il ne faudrait pas oublier un fait important, c’est que les ressources alternatives du pétrole, en provenance des pays du golf sont pratiquement toutes paralysées. Les attaques de missiles iraniens n’ont pas ciblé uniquement les bases militaires américaines dans la région, mais aussi des installations qualifiées de civiles au Koweït, au Qatar, au Bahreïn, en Arabie Saoudite et au Emirats Arabes Unies. Par installations civiles, entendant de carburant, qu’il s’agisse du gaz ou du pétrole.

Les Etats Unis, en cherchant à asphyxier l’Iran risquent de s’auto-asphyxier eux même et d’asphyxier par la même occasion leur alliés et partenaires économiques et militaires.

Krimi Abderrazek

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