Le gouvernement égyptien a fait part de son intention de relier son réseau ferroviaire national à la ville libyenne de Benghazi, via le poste frontalier de Salloum. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les corridors de transport transfrontaliers et à positionner l’Égypte comme une interface logistique majeure dans la région.
Ce chantier prévoit dans un premier temps la modernisation d’une section ferroviaire existante de 260 kilomètres, reliant Samalut à Salloum sur le territoire égyptien. Dans une phase ultérieure, il est envisagé de prolonger cette infrastructure jusqu’à Benghazi, côté libyen. D’après les informations rapportées par le quotidien égyptien Youm7, ce projet répond à une orientation plus large des autorités du Caire en faveur du développement des liaisons ferroviaires avec les pays limitrophes.
L’objectif affiché par les sources gouvernementales est double : faciliter le transport de marchandises et améliorer la mobilité des passagers entre l’Égypte et ses voisins. Ce maillage ferroviaire est conçu comme un levier pour stimuler les échanges commerciaux et favoriser l’intégration des économies de la région. Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, puisque l’Égypte examine également la faisabilité d’une autre liaison ferroviaire en direction du Soudan. Ces différents axes devraient contribuer à consolider la position de l’Égypte comme plaque tournante des échanges en Afrique du Nord-Est.
MBY