Envoi de navires italiennes vers Hormouz ? La mission n’est pas encore lancée

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Les navires de la marine italienne sont prêts à quitter les ports nationaux pour se rapprocher du détroit d’Ormuz, avec une escale intermédiaire dans la Corne de l’Afrique. Toutefois, aucune nouvelle mission dans ce détroit stratégique n’a encore été officiellement lancée. Une décision pourrait intervenir après mercredi prochain, autorisant la navigation de chasseurs de mines vers des destinations temporaires dans le cadre de missions italiennes déjà existantes.

C’est le ministre de la Défense, Guido Crosetto, qui a détaillé ces scénarios possibles. Interrogé par l’ANSA, il explique : « Il ne s’agirait pas d’une mission à Ormuz, mais cela s’inscrirait dans le cadre d’autres missions. L’état-major m’a soumis plusieurs hypothèses, dont celle de Djibouti. Dans tous les cas, nous en discuterons avec le Parlement à partir de mercredi. » Il ajoute qu’une chose est de faire approcher les navires, une autre de les diriger directement vers le détroit. Dans ce dernier cas, il faudrait au préalable l’approbation d’une nouvelle mission, ce qui implique une trêve, un cadre juridique, puis une autorisation parlementaire.
La question pourrait être tranchée mercredi prochain par les commissions réunies des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat et de la Chambre des députés, qui entendront à cette occasion le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, ainsi que Guido Crosetto. Les navires italiens sont déjà équipés pour des opérations de déminage dans le Golfe et restent en attente d’une éventuelle autorisation.
Ces opérations de déminage pourraient être liées à la réunion des ministres européens de la Défense convoquée prochainement par Londres et Paris, au cours de laquelle une proposition de modification de la mission Aspides pourrait être discutée. La haute représentante de l’UE, Kaja Kallas, précise : « Nous évaluerons s’il existe une volonté de modifier effectivement ses plans opérationnels, afin de pouvoir contribuer aux opérations de déminage et d’escorte des navires. » Ces propos ont recueilli l’approbation de Tajani, qui se déclare favorable à un renforcement de la mission avec la participation d’autres pays.

Interrogé sur une éventuelle future mission à Ormuz, Tajani a réaffirmé la nécessité d’un « cadre international », que ce soit sous l’égide des Nations unies, de l’Union européenne ou via un autre accord. En toile de fond demeurent les relations avec les États-Unis, après les récentes déclarations du président Donald Trump concernant une possible réduction des effectifs militaires américains dans les bases de l’OTAN en Italie.
MBY

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