L’expert économique Ridha Chkoundali a appelé, ce vendredi, dans une publication sur Facebook, à la mise en place d’une cellule de crise afin de suivre les répercussions des évolutions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne.
Selon lui, l’arrêt de la production de gaz liquéfié au Qatar à la suite des bombardements a entraîné une forte réaction des marchés, avec le prix du baril de pétrole qui a dépassé les 91 dollars. Une situation qu’il juge préoccupante et susceptible d’annoncer un scénario économique difficile.
Ridha Chkoundali a averti que les conséquences sur les finances publiques et sur l’inflation en Tunisie pourraient être importantes, si les tensions se poursuivent dans la région. Face à ces risques, il estime nécessaire la création d’une cellule de crise au sein de la Présidence du gouvernement ou de la Présidence de la République, chargée d’anticiper et de suivre l’impact de ces développements sur l’économie nationale.
Pour rappel, l’expert a évoqué trois scénarios possibles concernant les répercussions économiques de la guerre contre l’Iran.
Dans le premier scénario, celui d’un conflit limité, les affrontements resteraient contenus sans perturbation majeure des flux pétroliers. Les prix du pétrole pourraient augmenter temporairement de 5 à 15 % en raison d’une prime de risque géopolitique, avant de se stabiliser.
Le deuxième scénario prévoit une perturbation partielle des exportations pétrolières du Golfe, ce qui pourrait faire dépasser les 100 dollars le baril. Cette situation exercerait des pressions sur les économies importatrices d’énergie, notamment la Tunisie.
Le troisième scénario, le plus grave, concernerait une perturbation majeure du transit pétrolier dans le Détroit d’Ormuz, provoquant une hausse des prix de plus de 40 % et des risques de choc économique mondial.
Flambée du prix de pétrole : Ridha Chkoundali appelle à la mise en place d’une cellule de crise
Ridha Chkoundali