Les enquêtes menées par Santé publique France, en collaboration avec le Centre national de référence Listeria et les autorités sanitaires, ont permis début août d’identifier des éléments épidémiologiques et microbiologiques convergents, suggérant un lien possible entre 21 cas de listériose, dont 18 depuis juin, et la consommation de fromages au lait pasteurisé produits par la fromagerie Chavegrand, indique le communiqué officiel.
Les produits concernés incluent camemberts, crémeux et fromages de chèvre, commercialisés jusqu’au 9 août 2025, sur l’ensemble du territoire français et à l’international, notamment dans les supermarchés. Les personnes touchées par ces cas ont entre 34 et 95 ans.
Plus de 40 lots de fromages ont été rappelés entre lundi et mardi en raison d’une suspectée contamination à la bactérie Listeria, selon le site gouvernemental Rappel Conso. Le gouvernement a appelé les consommateurs à ne pas consommer ces produits.
Les personnes ayant consommé ces fromages et présentant fièvre, maux de tête ou courbatures sont invitées à consulter un médecin et à signaler leur consommation. Les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées doivent être particulièrement vigilantes. La listériose, provoquée par Listeria monocytogenes, est la deuxième cause de mortalité par intoxication alimentaire en France, avec quelques dizaines de décès par an. Le délai d’incubation peut atteindre huit semaines.
La fromagerie Chavegrand a exprimé sa consternation et adressé ses condoléances aux familles touchées. Les fromages rappelés, produits sur une ancienne ligne de production fermée début juin, ont depuis été remplacés par une nouvelle ligne soumise à un plan d’analyses renforcé, qui n’a détecté aucune trace de Listeria. L’entreprise souligne avoir multiplié par 100 le nombre de tests sur produits et équipements pour garantir l’absence de contamination. Créée en 1952, cette PME de 120 salariés n’avait jamais connu de contamination auparavant.
L’association Foodwatch critique ces rappels, jugeant qu’ils surviennent trop tard, après que le danger a pu affecter les consommateurs. Elle estime que la fromagerie aurait dû renforcer ses mesures d’hygiène et s’assurer que ses produits ne présentaient aucun risque, notamment après un rappel similaire en juin.
(D’après agences)