Hausse de l’offre de maisons de retraite en Tunisie pour les résidents européens

Le nombre d’établissements privés de retraite médicalisés ne cesse d’augmenter en Tunisie. Cette évolution concerne principalement les villes de Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Sfax. En effet, ces structures proposent un modèle combinant hébergement permanent et prestations hôtelières, avec des soins infirmiers disponibles en continu. Par ailleurs, le personnel soignant et administratif maîtrise la langue française, ce qui facilite l’accueil des résidents francophones. En plus de ces services de base, les établissements mettent souvent à disposition des piscines, des espaces verts et des chambres offrant une vue sur la mer.

Les prix pratiqués dans ces résidences privées varient entre 1 200 et 4 000 euros par mois, selon le niveau de dépendance de la personne hébergée et le standing de l’établissement. Cette fourchette de prix apparaît inférieure à celle observée dans les EHPAD français, où les tarifs dépassent fréquemment 3 000 euros mensuels, voire davantage dans les grandes agglomérations. Il en va de même en Italie, où les établissements similaires peuvent atteindre des niveaux comparables. Cette différence s’explique en partie par le coût de la main-d’œuvre, moins élevé en Tunisie, ainsi que par des charges de fonctionnement globalement inférieures. D’autre part, la proximité géographique avec l’Europe et le climat méditerranéen constituent des atouts supplémentaires pour les retraités en quête d’un cadre de vie agréable.

Cette augmentation de l’offre s’inscrit dans un mouvement plus large lié au vieillissement de la population tunisienne. D’après les données de l’Institut national de la statistique, les personnes âgées de plus de 60 ans représentent actuellement 17 % de la population totale, et cette proportion devrait atteindre près de 20 % d’ici 2030. Cependant, il convient de souligner que ces établissements tunisiens ne sont pas totalement comparables aux EHPAD français, ces derniers étant soumis à une réglementation précise et à des normes de soins et d’assistance rigoureuses. En sus, l’absence de données officielles actualisées ne permet pas encore d’affirmer un véritable essor structuré de ce marché. Par conséquent, pour les familles européennes, plusieurs critères restent déterminants au-delà du seul aspect financier : la continuité des soins, la qualité de la prise en charge, la couverture santé, le contrôle des établissements et la facilité de maintien des liens avec les proches restés en Europe.

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