Les établissements de crédit ont accordé aux entreprises et aux travailleurs indépendants des financements supplémentaires pour un montant de 2,199 milliards de dinars entre janvier et juin 2026. Cette progression est à mettre en regard de celle observée sur la même période de l’année précédente, qui s’était établie à 1,275 milliard de dinars. Cette évolution positive a concerné l’ensemble des branches d’activité, mais dans des proportions toutefois inégales.
Le secteur des services arrive en tête de ce mouvement de hausse, avec une augmentation des encours de crédits de 1,684 milliard de dinars, contre 1,272 milliard de dinars un an plus tôt. Vient ensuite le secteur industriel, dont les financements ont progressé de 414 millions de dinars, alors qu’ils avaient enregistré une contraction de 64 millions de dinars au premier semestre 2025. Par ailleurs, les concours destinés à l’agriculture et à la pêche ont également bénéficié d’une hausse de 101 millions de dinars, contre une progression de 67 millions de dinars durant la même période de référence. En revanche, les crédits accordés aux particuliers n’ont augmenté que de 108 millions de dinars, soit un rythme nettement inférieur à celui de 2025, où la hausse avait atteint 276 millions de dinars.
S’agissant des créances nettes sur l’administration centrale, leur stock s’élevait à environ 69,209 milliards de dinars à la fin du mois de juin 2026, soit une progression modérée de 4,382 milliards de dinars. À titre de comparaison, l’augmentation enregistrée à la fin du premier semestre 2025 était plus élevée, puisqu’elle s’était établie à 5,836 milliards de dinars. Ce ralentissement s’explique par une moindre progression des facilités accordées à l’État pour le soutien du budget, qui ont augmenté de 2,700 milliards de dinars contre 3,650 milliards de dinars un an plus tôt. À cela s’ajoute le ralentissement du rythme d’accroissement du solde des bons du Trésor détenus par les banques, lequel a progressé de 2,449 milliards de dinars, contre 3,815 milliards de dinars à la fin juin 2025. En sus, la baisse du compte courant du Trésor, de 29 millions de dinars, a contribué à un effet expansif, mais d’une ampleur limitée, alors que ce même compte avait augmenté de 1,362 milliard de dinars au cours de la période correspondante de l’année précédente.
Les émissions de bons du Trésor ont atteint, au premier semestre 2026, environ 5,454 milliards de dinars, tandis que les remboursements se sont élevés à 3,368 milliards de dinars, ce qui donne des souscriptions nettes de 2,086 milliards de dinars. En comparaison, à la fin juin 2025, les émissions s’étaient chiffrées à 8,954 milliards de dinars et les remboursements à 6,359 milliards de dinars, correspondant à des souscriptions nettes de 2,595 milliards de dinars. Qui plus est, les créances sur l’économie ont vu leur rythme de progression s’accélérer légèrement au cours du premier semestre 2026, avec une hausse de 3 % (soit 3,735 milliards de dinars), contre une progression de 1,3 % (soit 1,490 milliard de dinars) sur la même période en 2025.
MBY