Des frappes « massives » russes ont visé l’Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi. 70 missiles et 611 drones ont été lancés, causant la mort de onze personnes. La cathédrale de la Dormition de Kiev a été touchée.
Dans la nuit du 14 au 15 juin, la cathédrale de la Dormition a été la proie des flammes, après avoir été touchée par deux drones. L’édifice orthodoxe, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, est emblématique de la capitale ukrainienne. L’Unesco a condamné l’attaque dans un communiqué et craint qu’elle ait causé « d’importants dommages ». Selon la ministre des Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper, il s’agit « d’un acte odieux », visant « l’un des sites les plus sacrés de Kiev ».
Un secouriste a assuré que l’intérieur avait été préservé. « La plupart des dégâts concernent le toit, nous sommes en train de dégager les gravats et de sortir les biens endommagés », a-t-il expliqué.
Le président ukrainien, qui s’est rendu sur place lundi matin après l’extinction de l’incendie, a déploré une attaque qui a fait au total 53 blessés, dont 35 à Kiev. Selon lui, la Russie a délibérément ciblé la partie de la ville où se trouve l’édifice religieux, tandis que le ministère russe de la Défense a démenti avoir visé la cathédrale, qui a également une forte importance religieuse pour la Russie. Il a assuré qu’elle a été touchée par un missile de fabrication américaine Patriot tiré par la défense antiaérienne ukrainienne.
First responders have put out the fires in Kyiv – at the Lavra and the Mystetskyi Arsenal. I am grateful to all the services working at the sites of the strikes, and to everyone who is helping. It has been confirmed that two Russian drones deliberately targeted the part of the… pic.twitter.com/EwfUTXWAsj
— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) June 15, 2026
Réactions internationales
Cette nouvelle offensive a suscité une vague d’indignation. Face au bilan humain qui s’alourdit, les regards se tournent vers le G7 qui se tient à Évian, sous la présidence de la France. Du 15 au 17 juin, il s’agira pour les dirigeants des sept pays (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) de faire consensus pour mettre en place des sanctions capables de contraindre Moscou à s’asseoir à la table des négociations.
Lors d’une intervention sur TF1, le président français a confié son intention de pousser Donald Trump à accentuer la « pression » sur Moscou lors de ce sommet. « La bonne négociation, c’est l’Ukraine et la Russie autour de la table, mais en présence des Européens et des Américains », a-t-il précisé.
De son côté, Zelensky a déclaré : « Il est important que les dirigeants nationaux, les responsables publics et les organisations internationales ne restent pas silencieux ».
À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fustigé un Kremlin qui « a montré une fois de plus que ses seuls intérêts sont la violence et la destruction ». Elle espère que les chefs d’État réunis en Haute-Savoie ramèneront Poutine à raison pour « mettre fin à ces tueries insensées ».