La quatrième session de la Commission technique mixte algéro-tunisienne de coopération dans le secteur des télécommunications s’est tenue à Tunis du 3 au 5 juin 2026. À l’issue de ces travaux, les deux parties ont examiné un projet de réalisation d’un nouveau câble sous-marin commun dirigé vers l’Italie. Ce lien vise à consolider la connectivité internationale des deux pays, mais aussi à diversifier les routes numériques entre l’Afrique du Nord et le continent européen.
Le ministre algérien des Postes et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a conduit une délégation technique lors de cette rencontre. Les échanges ont réuni leurs homologues tunisiens ainsi que des représentants des principaux organismes du secteur. Par ailleurs, ce câble, encore au stade de l’étude technique, permettrait de relier directement l’Algérie et la Tunisie à l’Italie, l’une des principales portes d’entrée européennes pour les flux de données en provenance du bassin méditerranéen central.
L’objectif annoncé comporte plusieurs volets. Il s’agit d’augmenter la capacité de bande internationale, de renforcer la redondance des réseaux et de réduire la vulnérabilité des systèmes nationaux face aux congestions, aux pannes ou aux opérations de maintenance sur les infrastructures existantes. En sus de ces avantages techniques, l’Algérie pourrait ajouter cette liaison à son dispositif actuel, qui repose déjà sur des câbles sous-marins vers l’Espagne et la France. D’autre part, le nouveau projet commun constituerait une route alternative dans le sud de la Méditerranée, améliorant ainsi la résilience globale des réseaux maghrébins.
À cela s’ajoute un ensemble de mesures adoptées par la commission technique mixte. Les deux délégations ont en effet discuté de l’amélioration du raccordement terrestre déjà opérationnel entre la Tunisie et l’Algérie. Qui plus est, elles ont évoqué l’introduction éventuelle de tarifs préférentiels pour l’itinérance mobile, de même qu’une coopération sur l’Internet des objets fondé sur des solutions satellitaires. Par conséquent, un groupe de travail commun sera créé pour réduire les interférences radioélectriques dans les zones frontalières, un problème récurrent là où les réseaux mobiles des deux pays se superposent.