Le champ pétrolier d’Ashtart atteindra sa limite économique maximale d’ici 2031

Selon un rapport de l’unité de recherche Energy (une plateforme de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington), la limite économique maximale du champ d’Ashtart, l’un des gisements pétroliers les plus importants de Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait être atteinte en 2031.

Cette limite économique représente l’étape à partir de laquelle les revenus attendus des opérations de production ne suffisent plus à couvrir les coûts d’exploitation, ce qui place le champ face à des défis liés à la durabilité de son exploitation à long terme. Le champ d’Ashtart est situé dans le permis maritime d’Ashtart, dans le golfe de Gabès, à 219 pieds de profondeur sous la surface de l’eau. Il a été découvert en 1970 et mis en production en 1974, selon les données du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables.
D’après les dernières informations fournies par le rapport, le taux de production actuel du champ est d’environ 5 mille barils de pétrole par jour, ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale. Le rapport a en outre indiqué que ce champ, aux côtés du champ d’El Borma, a contribué à hauteur de 70 % à l’atteinte du pic de la production nationale en 1980, lequel s’élevait alors à environ 117 mille barils par jour.
La gestion du champ est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales entre l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières et la société Perenco Tunisia Oil & Gas. La société OMV avait finalisé en décembre 2018 la vente de sa participation de 50 % dans le champ à la société Perenco. Concernant les défis techniques, la société SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente des défauts importants affectant la performance des puits de production, et que les hydrocarbures sont insaturés. La pression au fond du puits varie entre 200 et 250 bars, tandis que la température atteint environ 140 degrés Celsius, selon le rapport.

Le rapport ajoute que la plupart des puits se situent à une profondeur d’environ 3 mille mètres, ce qui rend la pression en tête de puits faible, comprise entre 8 et 10 bars seulement. Le champ tire sa production d’un seul réservoir d’environ 70 mètres d’épaisseur et comprend cinq plateformes de production en mer.

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