Lancement d’un projet de surveillance électronique à la frontière ouest de la Libye

Les gardes-frontières libyens, placés sous l’autorité du ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’unité nationale à Tripoli, ont entamé la première phase d’un dispositif de contrôle électronique couvrant environ 200 kilomètres le long de la frontière avec la Tunisie. Cette annonce a été publiée sur la page Facebook officielle du Corps des gardes-frontières, puis relayée par le ministère libyen de l’Intérieur. L’initiative est mise en œuvre en partenariat avec la Mission d’assistance à la gestion intégrée des frontières de l’Union européenne en Libye (EUBAM). Une délégation conjointe s’est rendue dans le secteur frontalier d’Al-Assa, situé au nord de la ligne frontalière, afin de constater l’état d’avancement des travaux prévus pour cette première étape.

Le projet prévoit l’installation d’un système de surveillance optique et thermique, composé de caméras et d’équipements de haute technologie, conçu pour assurer une veille continue de la zone frontalière 24 heures sur 24. Selon les gardes-frontières, cet outil doit renforcer les capacités d’observation et de détection précoce des menaces, ce qui améliorera la réactivité des unités déployées sur le terrain. Par ailleurs, ce système s’inscrit dans la stratégie du Corps pour la période 2026-2027. En plus de ses fonctions de surveillance, il vise à soutenir les actions de lutte contre la contrebande, l’immigration irrégulière et les activités criminelles transfrontalières.

La coopération dans la région d’Al-Assa a été identifiée comme une priorité dès 2024, lors de la première réunion du Comité mixte réunissant les autorités libyennes et l’EUBAM. Les parties ont alors convenu de concentrer la première phase d’interventions sur le renforcement des capacités libyennes à Al-Assa ainsi qu’au point de passage de Ras Jedir, qui constitue le principal poste-frontière terrestre entre la Libye et la Tunisie. D’autre part, l’EUBAM est une mission civile de l’Union européenne chargée d’assister les autorités libyennes dans la gestion des frontières terrestres, maritimes et aériennes. Ses attributions couvrent également la lutte contre la traite des êtres humains, le trafic de migrants, la criminalité transfrontalière et le terrorisme. À cela s’ajoute la prolongation de son mandat actuel, qui a été étendu jusqu’en juin 2027. Par conséquent, ce projet de surveillance électronique s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation des frontières et de coopération internationale, dont les effets opérationnels pourront être évalués à mesure que les équipements seront déployés et mis en service.
MBY

Related posts

Bourguiba: la voix qui résonne encore 

Une plainte pour cambriolage déclenche une enquête : des armes, des bijoux et d’importantes sommes d’argent découvertes chez un ancien gouverneur

Nafti représentera la Tunisie à la réunion du Comité ministériel arabe sur Al-Qods à Amman